Marges des industriels et distributeurs : "Il n'y a pas de profiteurs", assure le président de l’Association nationale des industries alimentaires

Pour Jean-Philippe André, président de l’Association nationale des industries alimentaires, "la transparence sur les prix, les marges" est portée par la filière "depuis plusieurs mois".
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Illustration de l'inflation sur un panier de courses, le 27 novembre 2023. (SINA SCHULDT / DPA / MAXPPP)

"Il n'y a pas, aujourd'hui, de profiteurs. On ne peut pas être accusés de profiteurs et voir nos volumes baisser", a répondu sur franceinfo Jean-Philippe André, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania). Mercredi 29 novembre, l'association Familles rurales a déclaré qu'elle ne croyait pas l'Ania qui assure qu'il n'y a pas de profits excessifs des industries et des distributeurs de l'alimentaire. Quatre associations de défense des consommateurs, Foodwatch, Familles Rurales, l’UFC-Que Choisir et la CLCV ont envoyé mercredi 29 novembre une lettre ouverte au président de la République Emmanuel Macron pour demander plus de transparence à ce sujet. "La transparence sur les prix, les marges, sur l'ensemble de la filière c'est un sujet que nous portons depuis plusieurs mois", assure Jean-Philippe André.

"Il n'est pas question de mettre sur la place publique les marges d'entreprise à entreprise. Dans ce pays, fort heureusement il y a la liberté des politiques commerciales et le droit de la concurrence. Par contre, ce que nous appelons de nos vœux c'est une réactualisation des chiffres qui ont été faits par l'inspection générale des finances." Si on actualise ces chiffres, "on se rendra compte que le sujet qu'on croit noir et blanc n'est pas aussi simple à régler", selon lui.

L'inflation n'a pas touché que les consommateurs. Au niveau de la distribution, "vous avez des baisses des volumes, des chiffres d'affaires. On est à peu près 19 000 à faire un métier pour nourrir la population. Personne ne peut se satisfaire de cette situation", a insisté Jean-Philippe André. Une baisse des volumes peut mettre "en péril l'équilibre des sociétés. Donc, on doit donner un produit de qualité, à un prix compétitif pour que les gens puissent encore acheter. N'oublions pas que sur chacun de nos produits on a deux ou trois concurrents." Jean-Philippe André a assuré que "personne n'a intérêt à alimenter l'inflation qui est en train de baisser."

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