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"Le panier anti-inflation n'aura pas lieu", estime le président de l'association de consommateurs CLCV

"Il y a une attente du gouvernement d'une proposition concrète de l'ensemble des grandes surfaces pour la mi-mars", affirme samedi sur franceinfo Jean-Yves Mano.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Fruits et légumes en promotion dans un supermarché (photo d'illustration), le 3 mars 2023. (MOURAD ALLILI / MAXPPP)

"Le panier anti-inflation n'aura pas lieu" tel qu'il a été évoqué par le gouvernement, a déclaré samedi 4 mars sur franceinfo Jean-Yves Mano, président de l'association de consommateurs CLCV (Consommation logement, cadre de vie). Depuis plusieurs semaines, le panier anti-inflation, qui consiste à limiter les prix de certains produits, est en discussion. 

franceinfo : Le panier anti-inflation doit être mis en place à la mi-mars. Qu'en savez-vous ?

Jean-Yves Mano : Nous n'avons pas les détails. Je pense que l'ensemble des directeurs des grandes chaînes de distribution est en train de réfléchir. Je constate qu'il y a un certain nombre de grandes surfaces qui prend des initiatives relativement importantes pour faire baisser le prix du panier de la ménagère. Il y a des initiatives qui pourraient être généralisées.

Pensez-vous de le panier anti-inflation évoqué par le gouvernement va être mis en place ?

Le panier anti-inflation n'aura pas lieu, cela a été confirmé par Olivia Grégoire dans une rencontre jeudi soir, en présence de Bruno Le Maire et quelques organisations de consommateurs. Il y a une attente du gouvernement d'une proposition concrète de l'ensemble des grandes surfaces pour la mi-mars.

Le panier anti-inflation ne sera pas celui qui a été annoncé, mais il y aura une liste de produits à prix quasi stables. Est-ce une bonne chose ?

Il faut voir. La concurrence dans les grandes surfaces dépasse une liste de produits spécifiques. On assiste à des prix bloqués sur 300 produits pour les uns, d'autres vont au-delà de l'alimentaire. C'est extrêmement important sur l'alimentaire dans la mesure où 24% des Français sautent un repas et 39% des jeunes sautent un repas. On voit bien qu'il y a un effet de seuil de rupture dans le budget des ménages qui fait qu'ils sont obligés de restreindre leur alimentation.

Quelle est la solution ?

Il faut trouver une initiative sur la durée avec les grandes surfaces, mais cela pourrait ne pas suffire compte tenu de la situation financière. En ce qui nous concerne, la CLCV a dit clairement au ministre de l'Économie que le chèque anti-inflation était une nécessité absolue compte tenu de l'état des finances de beaucoup de Français.

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