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Inflation alimentaire : "Les prix vont arrêter de monter d'ici à l'été" mais ils restent "très élevés", note un spécialiste de la grande distribution

"Si les prix des biscuits ne baissent pas en septembre, c'est que les industriels les auront gardés dans la marge", observe Olivier Dauvers alors qu'une baisse du prix des céréales est prévue pour la rentrée.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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L'inflation alimentaire ne baissera pas avant septembre au mieux (photo d'illustration). (THOMAS SAMSON / AFP)

"Les prix vont arrêter de monter d'ici à l'été, sauf qu'ils sont toujours sur un niveau très élevé", a expliqué jeudi 27 avril sur franceinfo Olivier Dauvers, journaliste spécialiste de la grande distribution et auteur du blog Le Web Grande Conso, alors qu'Élisabeth Borne a appelé les agro-industriels à faire un effort dans le cadre de renégociations avec les supermarchés dans le but de faire baisser les prix en rayons, face à une inflation alimentaire toujours galopante.

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"On commence à voir ça et là" des baisses de prix "parce qu'il y a eu des débuts de renégociations. Mais, est-ce qu'à la fin du mois de juin, il y aura un effet visible sur le panier dans son ensemble ? La réponse est non."

"On peut pronostiquer un septembre vert, mais avant on est plutôt dans l'auto conviction que dans l'analyse."

Olivier Dauvers, journaliste spécialiste de la grande distribution

à franceinfo

Les prix vont donc baisser très lentement et cela va s'accélérer en "septembre". À la rentrée, "tout ce qui est à base de céréales doit baisser", a expliqué Olivier Dauvers. "Si les prix des biscuits ne baissent pas en septembre, c'est que les industriels les auront gardés dans la marge", a-t-il ajouté.

"Les industriels vont faire traîner"

"Il va y avoir une pression publique. Les cours des céréales qui baissent, du tournesol qui baissent, ça va finir par se savoir et les industriels ne vont pas pouvoir tenir durablement" en justifiant ainsi leurs prix. Les industriels n'auront pas le choix de revenir à la table des négociations. D'habitude, ce sont les distributeurs qui font trainer les négociations, mais Olivier Dauvers est sûr "que cette année, pour les renégociations, cela va être les industriels qui vont faire traîner."

Par contre, "il faudra regarder les filières de manière différenciée. Le sucre est toujours très haut et va continuer à progresser". Le lait va peu baisser en raison de la "dimension politique. C'est le prix du lait payé au producteur. Il y a une espèce de rattrapage."

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