VIDEO. Prime PSA : "Ce que les salariés demandent, ce sont des augmentations de salaire", rappelle la CGT

Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central de la CGT du groupe PSA, réagit mardi sur franceinfo à l'annonce par Carlos Tavares, PDG du groupe PSA, d'une prime de "performance et d'intéressement" de 3 810 euros.

franceinfo

PSA a atteint des records de bénéfices historiques en 2018. Carlos Tavares, PDG du groupe PSA, annonçait mardi 26 février au micro de franceinfo que les salariés de PSA allaient percevoir "une prime de performance et d'intéressement de 3 810 euros". Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central de la CGT du groupe PSA, a souhaité dans la foulée "rétablir la vérité" et dénonce une "analyse trompeuse" de la part de Carlos Tavares.

L'analyse de Tavares est "trompeuse"

"On est toujours méfiant avec [Carlos]Tavares et on a raison de l'être", explique le syndicaliste. Selui, l'analyse de Carlos Tavares est "trompeuse" : "Il a additionné la prime d'intéressement brute et y a additionné la prime "Macron". Sur les 3 800 euros, il faut déduire les 600 euros de cette prime "Macron". Ce qui fait 3 200 euros bruts pour 100% de présence. En net, cela fait 2 900 euros pour 100% de présence. Au moindre arrêt maladie, cette prime chute."Aussi, selon Jean-Pierre Mercier, au sein de l'usine, personne ne touchera 2 900 euros.

"Ce que les salariés demandent, poursuit le délégué syndical central, ce sont des augmentations de salaire. La direction n'augmente les salaires que de 30 euros net par mois alors qu'il y a des bénéfices historiques."

Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central de la CGT du groupe PSA, sur france info mardi 26 février.
Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central de la CGT du groupe PSA, sur france info mardi 26 février. (France Info)