VIDEO. Bangladesh : le drame du Rana Plaza n'a rien changé

Une équipe de France 2 'est rendue au Bangladesh où a eu lieu, deux ans auparavant, l'effondrement d'une usine de textile qui avait fait 1 135 morts.

FRANCE 2
1135 personnes ont trouvé la mort dans l'usine de Rana Plaza.
Le bâtiment de six étages était surchargé. Construit sans permis, il était dépourvu de tout équipement élémentaire de sécurité. Une couturière revient sur cet événement tragique :"Je n'ai plus aucun souvenir de ce jour-là. (...) Je ne comprends pas comment j'ai survécu". Pour Figoja Begum, survivante de Rana Plaza, rien n'a changé depuis. La couturière a repris un travail dans un atelier proche sous les mêmes conditions : "Je ne peux pas imaginer que cette tragédie se répète, mais tout ce que je vois autour de moi me dit le contraire".
 

"Nous n'avons aucun pouvoir"

 
L'ex-employé du Rana Plaza s'inquiète : "Je me demande combien de morts il leur faudra pour qu'ils changent, nous n'avons aucun pouvoir. À cause de notre pauvreté, nous devons travailler pour eux".
L'industrie du textile au Bangladesh pèse 18 milliards de chiffre d'affaires et quatre millions d'employés. Le secteur a rencontré une crise légère après l'événement du Rana Plaza qui a été vite oublié. Le business est encore aujourd'hui florissant. 

 

Le JT
Les autres sujets du JT
Des ouvriers du textile bangladais manifestent sur le site de l\'usine de vêtement de Rana Plaza dans la banlieue de Dhaka, (Bangladesh) six mois après le désastre. Les parents des 1,135 personnes qui ont perdu leurs vies quand le complexe de Place Rana s\'est effondré le 24 avril 2013.  
Des ouvriers du textile bangladais manifestent sur le site de l'usine de vêtement de Rana Plaza dans la banlieue de Dhaka, (Bangladesh) six mois après le désastre. Les parents des 1,135 personnes qui ont perdu leurs vies quand le complexe de Place Rana s'est effondré le 24 avril 2013.   (KAMRUL HASAN KHAN / AFP)