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Veolia-Suez : l'AMF alerte le Premier ministre sur "les conséquences très importantes pour la gestion des services publics des collectivités territoriales"

Dans un courrier adressé au Premier ministre, l'association explique "veiller à ce que les intérêts des citoyens soient convenablement préservés."

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Radio France
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Les salariés de Suez débrayent devant la tour de Paris-La Défense contre le projet de rachat de Véolia, le 8 septembre 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

L'Association des maires de France et des présidents d'intercommunalités (AMF) alerte mercredi 16 septembre le Premier ministre sur "les conséquences très importantes" du projet de Veolia de racheter des parts de Suez sur "la gestion des services publics des collectivités territoriales".

Dans un courrier adressé au Premier ministre, dont franceinfo a eu connaissance, l'AMF n'entend pas "porter un jugement sur l'opportunité de cette opération financière" mais entend alerter Matignon sur "des points d'extrême vigilance" sur les conséquences de ce rapprochement. Pour l'AMF, "il importe en priorité de préserver la qualité du service aux usagers, la capacité d'investissement pour l'amélioration des réseaux et le traitement des déchets et la maîtrise de la tarification."

Veiller aux intérêts des citoyens

Si le projet devait se poursuivre, les maires de France assurent qu'ils seront "très attentifs aux conditions de concurrence entre les opérateurs". Ils estiment qu'il ne serait pas "acceptable" pour les collectivités "de voir se réduire les possibilités de choix qui sont déjà contraintes."

L'AMF souligne que le Premier ministre Jean Castex a "apporté son soutien" au projet et rappelle que "la question de la préservation de l'emploi préoccupe à juste titre les salariés" de Suez. L'association ajoute enfin que son rôle "n'est pas de prendre parti dans une opération financière, mais de veiller à ce que les intérêts des citoyens soient convenablement préservés."

Veolia, leader mondial du traitement de l'eau et des déchets, avait fait part fin août sa volonté de racheter son concurrent historique Suez, en commençant par la reprise de l'essentiel des parts (29,9%) détenues par Engie, une opération rejetée par son concurrent qui cherche à la contrer.

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