Turquie : des enfants travaillent indirectement pour Ferrero Rocher

Le géant industriel Ferrero Rocher se fournit essentiellement en Turquie où des enfants sont employés pour récolter sa matière première.

FRANCEINFO

Ferrero Rocher se retrouve dans une véritable tourmente après que plusieurs ONG ont pointé du doigt le fait qu'ils se fournissent massivement en Turquie. Or, dans ce pays, de nombreux enfants sont employés pour ramasser les noisettes. "On commence à travailler à 6 heures du matin. On a une heure de pause déjeuner à midi et puis on reprend la cueillette des noisettes", explique Hatice Demir, une adolescente de 15 ans. La Turquie est le plus gros producteur de noisettes au monde avec 75% de la production. Ferrero Rocher achète un tiers de cette production pour fabriquer son produit si prisé par le grand public. La firme a communiqué qu'en 2018, 39% de la production de noisettes acquises était traçable. Elle veut atteindre prochainement les 100%.

Un code du travail contourné en Turquie

Les enfants, principalement issus de familles de saisonniers, représentent 8,5% de la main d’œuvre. "Imaginez, j'emmène mon enfant de 11 ans au travail sinon je ne ramène pas d'argent à la maison", avoue Cano Erez, travailleur saisonnier. Officiellement, cette pratique est interdite en Turquie mais un rapport de 2012 indiquait que 900 000 enfants travaillaient dans le pays, principalement dans l'agriculture, car les entreprises agricoles de moins de 50 employés ne sont pas soumises au code du travail turc et sont donc moins surveillées.

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Enfant employé en Turquie
Enfant employé en Turquie (FRANCEINFO)