Textile : que deviennent les vêtements invendus ?

Pour faire face au gaspillage vestimentaire, le gouvernement a décidé de rendre obligatoire le don des vêtements invendus à des associations. Mais aujourd'hui, que deviennent-ils ?

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FRANCE 2

Le prêt-à-porter, des vêtements prêts à consommer qui se démodent de plus en vite. Aujourd'hui, les grandes enseignes proposent plus d'une dizaine de collections par an. Les machines de l'industrie textile s'emballent, en 15 ans, la production mondiale de vêtements a doublé. Des vêtements qui ne trouvent pas toujours preneur. Alors pour s'en débarrasser, la plupart des marques revendent leurs invendus à des solderies en France, mais certaines comme Zara déstockent en toute discrétion, à des milliers de kilomètres.

Une deuxième vie à l'étranger

Des invendus expédiés dans des pays où la marque n'a pas de boutique, comme à Dakar, au Sénégal. Zara y vend ses produits à des magasins de déstockage. L'enseigne revend ses articles deux à trois euros pièce. Une vente à perte pour Zara, mais une aubaine pour les destockeurs qui les revendent à bon prix. D'autres enseignes sont accusées de détruire leurs invendus, comme H&M. Il y a quelques mois, un documentaire danois révélait que la marque brûle plusieurs tonnes de vêtements en parfait état par an.

Pour éviter le gaspillage vestimentaire, certaines marques, comme Camaïeu, ont décidé de donner leurs invendus à des associations. Le gouvernement souhaite rendre obligatoire le don des vêtements invendus d'ici à 2019.

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Une enseigne de la marque suédoise de prêt-à-porter H&M à Lille, le 24 février 2014.
Une enseigne de la marque suédoise de prêt-à-porter H&M à Lille, le 24 février 2014. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)