Renault-Nissan : quelles conséquences après l'arrestation de Carlos Ghosn ?

En duplex depuis le siège du groupe Renault, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le journaliste Luc Bazizin fait le point sur les soupçons de malversations qui pèsent sur le PDG de la firme automobile, Carlos Ghosn.

Carlos Ghosn, le PDG de Renault depuis treize ans, est soupçonné par le fisc japonais d'avoir dissimulé une partie de ses revenus. Ce grand patron charismatique va-t-il être poussé vers la sortie ? Quelles sont les toutes premières réactions à l'annonce de son arrestation au Japon ? "Pour le moment, pas de réaction ici au siège de Renault. C'est la stupéfaction. L'information en provenance du Japon a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Il semble difficile pour Carlos Ghosn de garder son titre à la tête de Renault, alors que Nissan vient de lui demander sa démission", explique le journaliste Luc Bazizin, en duplex depuis le siège de Renault, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Les syndicats sont préoccupés par le futur de l'entreprise

"Les deux entreprises sont intimement liées par le biais d'une alliance, qui s'est hissée numéro un mondial en vendant plus de 10 millions de véhicules l'an passé. Le premier effet visible se voit à la bourse : le titre Renault plonge de plus de 10%. Pour le moment, pas de réaction, ni de l'Élysée ni de Bercy. Les syndicats, eux, sont inquiets, puisque l'homme fort de Renault et Nissan se trouve maintenant fragilisé. Ils craignent que tout cela ait des conséquences pour Renault", conclut-il.

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Carlos Ghosn, le PDG de Renault, participe à la présentation des résultats du groupe, le 10 février 2016, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Carlos Ghosn, le PDG de Renault, participe à la présentation des résultats du groupe, le 10 février 2016, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). (ERIC PIERMONT / AFP)