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PSA Peugeot Citroën prépare "un partenariat stratégique" avec General Motors

Le premier constructeur français d’automobiles, en perte de vitesse, négocie un rapprochement avec le numéro un mondial. Xavier Bertrand, ministre du Travail, a confirmé l'existence de discussions, qualifiées de "bonne nouvelle" à condition que l'alliance n'aboutisse pas à la fermeture d'usines.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Peugeot prépare bien une alliance transatlantique. Le ministre du Travail,
Xavier Bertrand, a confirmé la nouvelle ce matin : "Le président du
groupe m'a informé hier soir de ces discussions pour un partenariat stratégique
et m'a dit que c'était une bonne nouvelle pour le groupe.
"

PSA, premier producteur français d'automobiles et deuxième européen, évoquait la nuit dernière un rapprochement avec un autre constructeur, sans préciser qu'il s'agissait du numéro un mondial. GM réalise un chiffre d'affaires presque double de celui de PSA (115 milliards d'euros contre 60). En Europe, l'Américain est surtout présent via sa filiale Opel.

"Trop de capacité de production" en Europe

Le titre PSA gagne 20% ce midi à la bourse de Paris. Le groupe a connu un exercice 2011 difficile, avec un bénéfice net divisé par deux à 588 millions d'euros. Opel a enregistré daéns le même temps 700 millions de dollars de déficit.

Les deux groupes ont en commun "trop de capacité de production en Europe ", analyse un banquier parisien. Une alliance pourrait donc leur permettre de fermer des usines et de concentrer leur production sur les chaînes les plus rentables.

Philippe Varin, le président de PSA, y voit "*une bonne nouvelle pour le groupe parce que cela

permettrait de baisser
les coûts de revient des véhicules ", toujours selon Xavier Bertrand, interrogé ce matin sur Europe1. Le ministre est d'accord pour se réjouir, "si on garde bien la tradition de maintien de
l'emploi en France* ". PSA compte environ 80.000 salariés en France.

Rapprochement ne signifie pas fusion

Plusieurs publications financières évoquent une simple alliance pour fabriquer des véhicules et des pièces détachées en Europe, sans échange d'actions. Peugeot partage déjà certaines lignes de production avec Ford, Toyota ou BMW. Il s'agirait cette fois d'une alliance plus durable, mais pas d'un mariage sur le modèle Renault-Nissan.

Depuis plus de 10 ans, le français et le japonais ont développé en commun les bases de certains véhicules. Chaque constructeur est aussi un important actionnaire de l'autre.

La famille Peugeot, qui détient 30% du capital et 45% des droits de vote de PSA, tient à garder le contrôle du groupe. Un rapprochement avec le japonais Mitsubishi avait échoué en 2010.

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