Landes : le licenciement des 131 ex-salariés de Darbo jugé illégal

Les multinationales Sonae et Gramax sont condamnées par les juges à leur verser des indemnités allant de six à vingt mois de salaire.

Les 131 salariés de Darbo avaient perdu leur emploi en 2016 moins d\'un an après le rachat de leur usine de bois par le fonds d\'investissement allemand Gramax;
Les 131 salariés de Darbo avaient perdu leur emploi en 2016 moins d'un an après le rachat de leur usine de bois par le fonds d'investissement allemand Gramax; (CHRISTOPHE VAN NEEN / RADIO FRANCE)

Le conseil de prud'hommes de Dax, dans les Landes, a estimé que le licenciement de 131 salariés de Darbo était illégal, rapporte mardi 9 juillet France Bleu Gascogne. Les multinationales Sonae et Gramax sont condamnées par les juges à leur verser des indemnités allant de six à vingt mois de salaire, "des indemnités assez significatives", selon l'avocat des ex-salariés, Fiodor Rilov.

La fermeture de l'usine sciemment organisée

Les 131 ex-salariés ont perdu leur emploi dans cette usine de bois de Linxe, dans les Landes, en 2016. Le groupe portugais Sonae avait revendu l'usine landaise au fonds d'investissement allemand Gramax pour un euro en 2015 avec pour mission de relever le site. Gramax l'a fermé moins d'un an plus tard.

L'avocat des ex salariés Fiodor Rilov n'a pas encore le jugement dans sa totalité mais se félicite que les juges aient considéré que la fermeture de l'usine ait été sciemment organisée par les deux multinationales. On ne sait pas encore si Sonae et Gramax vont faire appel du jugement du conseil de prud'hommes de Dax.