Cet article date de plus d'un an.

La reprise de l'entreprise sidérurgique France Rail Industry confiée au britannique Liberty

Le groupe britannique doit désormais obtenir l'accord du ministère de l'Economie pour reprendre le site sidérurgique mosellan, principal fournisseur de rails de la SNCF.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des rails de la SNCF, à Paris, le 1er mai 2020. (SEVERINE CARREAU / HANS LUCAS)

La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg (Bas-Rhin) a confié jeudi 23 juillet au groupe britannique Liberty la reprise de France Rail Industry, implanté à Hayange (Moselle). Le groupe britannique doit désormais obtenir le feu vert du ministère de l'Economie. Et pour cause, France Rail Industry est le principal fournisseur de rails de la SNCF, un actif considéré comme "stratégique" par le gouvernement français. 

Le projet industriel de Liberty, qui intègre aussi l'aciérie d'Ascoval à Saint-Saulve (Nord), a été préféré aux offres de quatre autres candidats : le leader de l'acier ArcelorMittal, le groupe indien Jindal, le britannique Olympus Steel et le chinois Jingye. Ce dernier était privilégié par l'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC et FO), réunie jeudi matin en comité social et économique.

"On avait le choix entre la peste et le choléra"

"On attend une réunion tripartite, on souhaite que l'Etat s'engage. On veut des garanties sur les investissements et sur le maintien des salariés", a réagi auprès de l'AFP Djamal Hamdani, représentant CFDT sur le site sidérurgique mosellan qui emploie environ 450 personnes. "On avait le choix entre ArcelorMittal et Liberty. On avait le choix entre la peste et le choléra, et le moins pire des deux c'était Liberty", a-t-il ajouté.

Le site attendait un repreneur depuis la faillite de son propriétaire, British Steel, qui a déposé le bilan en mai 2019. Cette entreprise britannique de sidérurgie a été rachetée en mars 2020 par Jingye. Le groupe chinois n'avait alors pas pu inclure France Rail Industry dans cette opération, le ministère de l'Economie n'ayant pas rendu son avis.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Industrie

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.