Ford Blanquefort : les représentants syndicaux sont résignés

La fermeture de l'usine Ford de Blanquefort (Gironde) semble de plus en plus inéluctable. Jeudi 21 février, le constructeur américain a refusé l'ultime offre du repreneur éventuel. 

FRANCE 2

L'usine Ford de Blanquefort (Gironde) vit peut-être ses derniers instants. Jeudi 21 février, le constructeur automobile a refusé l'ultime offre de reprise de son usine de fabrication de boîtes de vitesses par le groupe franco-belge Punch. Les représentants syndicaux sont résignés. "On s'en doutait un peu. On avait vu Bruno Le Maire lundi dernier [18 février], il avait confirmé qu'une nouvelle offre serait déposée à Ford. D'après les premières lignes, l'offre n'était pas meilleure que la précédente", se désole Gilles Lambersend, secrétaire CGT du comité d'entreprise.

850 emplois sont en jeu

Au mois de décembre, Ford avait déjà refusé un premier projet de reprise. Au plus fort de l'activité, ce sont 2 300 boîtes de vitesses qui sortaient chaque jour de l'usine. Aujourd'hui, 280 pièces à peine sont produites quotidiennement. Vendredi 22 février, comme chaque vendredi, les ateliers de production sont fermés, faute de commandes suffisantes. Les syndicats ont rendez-vous lundi 25 février à 17 heures à Bercy avec le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. 850 emplois sont en jeu.

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Devant l\'usine de Blanquefort, le 18 février 2019.
Devant l'usine de Blanquefort, le 18 février 2019. (GEORGES GOBET / AFP)