Fonderie MBF Alu en liquidation judiciaire : "Bruno Le Maire est en train de détruire toutes les fonderies en France", accuse la CGT

Renault Group a annoncé le 11 mars dernier la mise en vente de la Fonderie de Bretagne. Le ministre de l'Économie a validé un fonds de 50 millions d'euros destiné à la reconversion des personnels.

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Radio France
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Maël Le Goff, délégué CGT à la Fonderie de Bretagne, le 1er juin 2021. (LOIC VENANCE / AFP)

"Bruno Le Maire est en train de détruire toutes les fonderies en France", accuse  mercredi 23 juin sur franceinfo Maël Le Goff, au lendemain de la liquidation judiciaire pour la fonderie MBF Alu, basée à Saint-Claude (Jura). "C'est lui [le ministre de l'Économie] qui a validé la stratégie des constructeurs automobiles, c'est lui qui met en place un fonds de 50 millions d'euros afin de licencier le personnel, alors que cet argent pourrait servir d'investissement pour les énergies futures", dénonce le délégué CGT à la Fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan).

Vendredi, le gouvernement a signé, avec l'industrie automobile, la création d'un "fonds d'accompagnement et de reconversion des salariés de la filière automobile". Ce fonds, doté de 50 millions d'euros, est financé en partie par Renault et PSA-Stellantis. Il est destiné principalement à la reconversion des employés de sous-traitants en redressement ou en liquidation judiciaire.

"Renault et PSA délocalise les fonderies à l'étranger pour augmenter leurs marges"

Selon Maël Le Goff, le cas de la Fonderie de Bretagne "est comparable" à celui de la fonderie MBF Alu, à la différence que son entreprise "est une fonderie intégrée au groupe Renault, pas un sous-traitant". Sur les deux sites, "la problématique des donneurs d'ordre" se pose. Le syndicaliste accuse "Renault et PSA" de "délocaliser" les productions des fonderies "au Brésil, Turquie, Espagne, Portugal pour augmenter leurs marges, tout simplement".

"Notre perspective, c'est de rester dans le groupe Renault, parce que les volumes de fabrication existent" et "les volumes doivent être partagés entre chaque entreprise", insiste Maël Le Goff, au lendemain de la reprise du travail à la Fonderie de Bretagne après "8 semaines de grève". Un épisode "très douloureux, très long" selon le délégué CGT, pour qui "le plus douloureux, c'est de ne pas avoir de réponse". Renault Group a annoncé le 11 mars dernier la mise en vente de la Fonderie de Bretagne.

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