DIRECT. Renault : l'usine de Maubeuge à l'arrêt après l'annonce de la suppression de 4 600 emplois en France

Le site de Choisy-le-Roy, dans le Val-de-Marne, va être fermé. La France n'avait pas perdu d'usine d'assemblage depuis la fermeture du site PSA d'Aulnay-sous-Bois, en 2013.

Des salariés de Renault dans l\'usine de Maubeuge (Nord), le 8 novembre 2018. 
Des salariés de Renault dans l'usine de Maubeuge (Nord), le 8 novembre 2018.  (LUDOVIC MARIN / AFP)
Ce qu'il faut savoir

"Les annonces faites par Renault n'ont rien de rassurant pour l'avenir de notre site (...) Une seule alternative, le rapport de force !" L'usine Renault de Maubeuge, dans le Nord, est à l'arrêt depuis vendredi 29 mai au matin, a indiqué à l'AFP l'intersyndicale de l'usine (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Sud). Cette dernière a appelé à la grève après que la direction du constructeur automobile en difficulté a annoncé la suppression d'environ 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France.

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 Un plan d'économies drastique. Renault a annoncé vendredi un plan drastique d'économies, de plus de deux milliards d'euros sur trois ans, pour restaurer sa compétitivité qui passera par la restructuration de six usines en France et une réduction de presque 10% de ses effectifs mondiaux. Le projet de restructuration de Renault affecte près de 4 600 emplois en France, à quoi s'ajoute la réduction de plus de 10 000 autres postes dans le reste du monde.

 La fermeture du site de Choisy-le-Roi (Val de Marne). Sous le regard vigilant de l'Etat, son principal actionnaire, Renault a pris soin de souligner qu'il ne procéderait à aucun licenciement sec, mais qu'il aurait recours aux départs volontaires et naturels. Son président, Jean-Dominique Senard, a précisé que les annonces du jour impliquaient la fermeture du site de Choisy-le-Roi. Si l'activité de recyclage mécanique de Choisy sera transférée à l'usine de Flins (Yvelines), cette dernière cessera d'assembler des voitures au-delà de la ZOE actuelle, après 2024. Le site héritera d'autres activités supplémentaires, mais la France n'avait pas perdu d'usine d'assemblage depuis la fermeture du site PSA d'Aulnay-sous-Bois, en 2013.

 Le site de Maubeuse en grève. Un CSE extraordinaire s'est tenu vendredi matin sur le site, qui emploie environ 2 100 personnes tous statuts, mais "on ne nous a rien dit du tout, on est toujours dans le flou", selon Samuel Beauvois (Sud). "Aujourd'hui, il n'y a pas un véhicule qui sort, tout le monde est en grève, y compris les ingénieurs, l'encadrement, les chefs d'équipe", a rapporté à l'AFP Yannick Charlesège (CFTC). La direction du constructeur automobile envisage la fusion des sites de Douai et Maubeuge, distants de 70 km, pour créer un centre d'excellence des véhicules électriques et utilitaires légers. La production des utilitaires électriques Kangoo de Maubeuge devrait être transférée à Douai, qui héritera d'une nouvelle plateforme.

 Un plan d'aide de cinq milliards d'euros. C'est le montant colossal accordé par l'Etat spécifiquement à Renault dans le cadre du plan de relance de huit milliards d'euros, annoncé le 26 mai, pour aider la filière automobile, fortement touchée par l'épidémie de coronavirus. Car la firme au losange, dont l'Etat est le plus gros actionnaire (15% du capital) et déjà dans le rouge pour l'année 2019, est en grave difficulté. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #RENAULT

23h55 : "Pour nous c'est la stupeur, l'incompréhension", déclare le maire UDI de Maubeuge, après l'annonce du plan de restructuration de Renault et le possible regroupement des usines de Maubeuge et Douai. Interrogé par franceinfo, Arnaud Decagny redoute "une fermeture déguisée dans les prochaines années".

20h33 : L'action Renault a accusé ce vendredi la plus forte baisse du CAC 40, avec une chute de 7,74% à la Bourse de Paris.

20h08 : Voici un rappel des principaux titres de l'actualité :

Un jour après les annonces d'Edouard Philippe sur le déconfinement, des enseignants et directeurs d'établissements s'interrogent : les écoles pourront-elles accueillir tous les élèves volontaires en juin ? Eléments de réponse dans cet article.

"Les premiers chiffres sont assez alarmants en termes de mortalité" d'après un responsable de la Sécurité routière. "Lors du pont de l'Ascension par exemple, il y a eu beaucoup d'accidents meurtriers et le nombre de morts a été plus important que l'an dernier à la même époque", poursuit, indique-t-il

Renault a annoncé près de 15 000 suppressions d'emplois dans le monde, dont 4 600 en France. Une grève a débuté à l'usine de Maubeuge (Nord) et la production est à l'arrêt. Reportage à l'usine de Flins (Yvelines), en sursis.

Le policier mis en cause dans la mort d'un Afro-Américain lors d'une interpellation a été arrêté. La situation reste tendue à Minneapolis (Etats-Unis), secouée par trois nuits d'émeutes. Cinq cents soldats de la Garde nationale ont été dépêchés sur place.

20h00 : Les salariés se disent "désespérés". L'usine Renault de Flins (Yvelines) est en sursis, depuis l'annonce par le groupe d'un projet de restructuration. Reportage sur place de notre journaliste Grégoire Lecalot.

18h00 : Il est 18 heures. Voici les principaux titres de l'actualité :

• #CORONAVIRUS Le gouvernement a présenté un plan global d'urgence pour les collectivités de 4,5 milliards d'euros, dont 2,7 milliards d'euros pour les départements. Ce matin, Edouard Philippe avait déjà dévoilé une enveloppe de 1,75 milliard pour les communes et intercommunalités.

Les règles de distanciation dans les transports en commun liées à la crise sanitaire vont être assouplies pour permettre "une affluence plus importante aux heures de pointe" et de "partir en vacances en TGV".


Renault a annoncé près de 15 000 suppressions d'emplois dans le monde, dont 4 600 en France. Une grève a débuté à l'usine de Maubeuge (Nord) et la production est à l'arrêt.

Une nouvelle expertise médicale écarte la responsabilité des forces de l'ordre dans la mort d'Adama Traoré. Mais sa famille estime que l'expertise est tronquée.

La situation reste tendue à Minneapolis (Etats-Unis), après la mort d'un Afro-Américain lors d'une interpellation. La ville a été secouée par trois nuits d'émeutes et 500 soldats de la Garde nationale ont été dépêchés sur place.

13h45 : La fusion des sites de Douai et Maubeuge, dans le Nord, est envisagée pour créer un centre d'excellence des véhicules électriques et utilitaires légers. La production des utilitaires électriques Kangoo devrait cependant être transférée à Douai qui héritera d'une nouvelle plateforme ."Les annonces faites par Renault n'ont rien de rassurant pour l'avenir de notre site", estime l'intersyndicale de Maubeuge. Une seule alternative, le rapport de force !" Une journaliste de La Voix du Nord est sur place.

13h41 : 'usine Renault de Maubeuge (Nord) est à l'arrêt après l'appel à la grève lancé par l'intersyndicale. Le constructeur a annoncé la suppression de 4 600 emplois en France et 15 000 dans le monde.

13h09 : Le constructeur Renault va bien rester en F1, malgré l'annonce de la suppression de 15 000 emplois. Renault emploie actuellement en F1 quelque 1 200 personnes (450 dans son département moteur de Viry-Châtillon et 750 dans son usine châssis britannique d'Enstone). Les dépenses annuelles de fonctionnement de chacune des dix écuries actuellement engagées seront réduites à 145 millions de dollars en 2021 (le budget de Ferrari et de Mercedes est de 500 millions d'euros cette saison), ce qui a sans doute convaincu le groupe français.

12h37 : Le groupe Renault a annoncé "une réflexion sur la reconversion de l'usine" de Dieppe. Cela pourrait signifier l'arrêt de la production de l'Alpine, modèle de sport emblématique de la marque. Sur place, l'inquiétude est de mise. "Cela serait dommage pour Renault de se débarrasser de ce joyau, parce que ça a vraiment une très forte valeur ajoutée pour le groupe", explique à franceinfo Yannick Nicolleau, chef de projet peinture.

Les salariés de l\'usine Renault de Dieppe, à qui on vient d\'annoncer le plan d\'économie du groupe, le 29 mai 2020.


VALENTIN DUNATE / RADIO FRANCE

12h00 : Il est midi. Nous faisons un nouveau point sur l'actualité :

#CORONAVIRUS L'État donnera "environ 750 millions d'euros" aux collectivités pour compenser leurs pertes. Suivez notre direct.


#CORONAVIRUS Le protocole sanitaire dans les écoles ne sera pas allégé en juin. "Nous n'avons jamais dit que 100% des élèves retourneront à l'école. C'est impossible", indique le ministre de L'Éducation nationale ce matin. Tous les détails sur la reprise des cours dans cet article.


Cette fois, c'est officiel. Renault annonce près de 15 000 suppressions d'emplois dans le monde, dont 4 600 en France. Comment le constructeur automobile, naguère si flamboyant, s'est-il retrouvé au bord du gouffre ? De la chute de Carlos Ghosn à la crise du coronavirus, on retrace cette descente aux enfers.


Edouard Philippe a détaillé les grandes lignes de la phase 2 du déconfinement, à compter du 2 juin. Fin de la limite de déplacement des 100 km, poursuite de la réouverture des établissements scolaires, suppression de l'oral du bac de français, réouverture des cafés et restaurants, nouvelle carte de France verte et orange... Voici ce qu'il faut retenir de ces annonces, et le détail pour vos vacances.

11h34 : La direction de la Fonderie de Bretagne (FDB) et la CGT ont annoncé ce matin, à l'issue d'un CSE extraordinaire à Lorient, que l'usine située à Caudan (Morbihan), qui appartient au groupe Renault, ne fermerait pas, alors que près de 400 emplois étaient en jeu.

11h30 : Le plan d'économies de Renault prévoit la fermeture d'un seul site en France, celui de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne, a déclaré ce matin le président du constructeur automobile, Jean-Dominique Senard, lors d'une conférence de presse.

10h57 : La CFDT du groupe Renault a "dénoncé" ce matin le plan d'économies sur trois ans présenté par le constructeur automobile, que le syndicat a qualifié de "projet de casse sociale et de désindustrialisation".

09h49 : Aucun licenciement sec n'est annoncé par le groupe automobile. Il s'appuie "sur des mesures de reconversion, de mobilité interne et des départs volontaires", a précisé Renault, dans un communiqué.

09h49 : La suppression d’emplois c’est une suppression sèche ou des reconversions ?

09h36 : La présence du constructeur automobile français Renault en F1 n'est pas remise en cause par le plan d'économies, a annoncé sa directrice-générale par intérim Claudine Delbos.

11h31 : Il est neuf heures. Nous faisons un nouveau point sur l'actualité :

#CORONAVIRUS Le protocole sanitaire dans les écoles ne sera pas allégé en juin. "Nous n'avons jamais dit que 100% des élèves retourneront à l'école. C'est impossible", indique le ministre de L'Éducation nationale ce matin. Suivez notre direct. Tous les détails sur la reprise des cours dans cet article.


Cette fois, c'est officiel. Renault annonce près de 15 000 suppressions d'emplois dans le monde, dont 4 600 en France. Comment le constructeur automobile, naguère si flamboyant, s'est-il retrouvé au bord du gouffre ? De la chute de Carlos Ghosn à la crise du coronavirus, on retrace cette descente aux enfers.


Edouard Philippe a détaillé les grandes lignes de la phase 2 du déconfinement, à compter du 2 juin. Fin de la limite de déplacement des 100 km, poursuite de la réouverture des établissements scolaires, suppression de l'oral du bac de français, réouverture des cafés et restaurants, nouvelle carte de France verte et orange... Voici ce qu'il faut retenir de ces annonces.

08h26 : Délégué central CGT chez Renault, Fabien Gâche ne cache pas son inquiétude. Et il n'imagine pas que le tournant vers "la production de véhicules propres" brandi par Emmanuel Macron puisse relancer l'emploi dans l'automobile en France. Les statistiques sont de son côté. En 2019, les ventes de voitures électriques particulières n'ont représenté que 1,9 % du marché en France.

08h22 : Des fissures étaient déjà apparues sous l'ère Ghosn. A commencer par "une capacité de production excédentaire", selon des connaisseurs. "La course au volume et au gigantisme, Carlos Ghosn en a fait son alpha et son omega. Il voulait être numéro un mondial sur le marché automobile", explique Eric Champarnaud, spécialiste du marché automobile.

08h22 : La firme au losange, déjà dans le rouge pour l'année 2019, est en grave difficulté. Et s'apprête à supprimer 4 600 postes en France. La direction du groupe vient de dévoiler les contours d'un plan d'économies de deux milliards d'euros. Mais comment Renault, naguère si flambant, a-t-il pu en arriver là ?


07h41 : Comment le groupe Renault, naguère si flamboyant, s'est-il retrouvé au bord du gouffre ? De la chute de Carlos Ghosn à la crise du coronavirus, Anne Brigaudeau retrace cette descente aux enfers.


07h38 : Voici les changements prévus dans le détail :

  • La création d'un pôle d'excellence dans l'électrique et l'utilitaire à partir des deux usines de Douai et Maubeuge dans le Nord.
  • Une réflexion sur la reconversion de l'usine de Dieppe (Seine-Maritime) à la fin de la production de l'Alpine A110.
  • La création d'un pôle d'économie circulaire à Flins (Yvelines), où seraient transférées les activités de l'usine de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) à la place de la Zoé, dont la production dans les Yvelines s'arrêterait après 2024.
  • Le lancement d'une revue stratégique pour la Fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan).

07h36 : Le groupe vient de préciser son plan drastique d'économies de plus de deux milliards d'euros pour restaurer sa compétitivité, avec la confirmation d'un projet de restructuration de six usines en France et d'importantes coupes dans ses effectifs à travers le monde.

07h35 : Cette fois, c'est officiel. Le constructeur automobile Renault annonce près de 15 000 suppressions d'emplois dans le monde, dont 4 600 en France.