Deux candidats qualifiés pour la reprise de Petroplus

Ils étaient quatre sur la ligne de départ. Les administrateurs judiciaires ont qualifié deux dossiers pour la reprise de Petroplus : ceux du Panaméen NetOil et du Libyen Murzuq Oil. Soulagement des 470 salariés de la raffinerie de Petit-Couronne près de Rouen.

(Philippe Wojazer Reuters)

À l'arrêt depuis plus d'un an et promise à la fermeture définitive le 16 avril, la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) pourrait être reprise dans les prochains jours. Les administrateurs judiciaires ont qualifié deux repreneurs potentiels, sur les quatre candidatures déposées vendredi.

Il s'agit des dossiers de la société panaméenne NetOil et du Libyen Murzuq Oil. Ceux de la société Oceanmed Seasky System Limited, basée à Hong Kong, et de la société luxembourgeoise GTSA ont été définitivement écartés. 

Soutien de l'État

Après avoir épluché les dossiers tout le week-end, le juge commissaire et les administrateurs judiciaires ont donné la primeur de leur décision au comité d'entreprise de la raffinerie qui emploie 470 salariés.
Les deux candidats à la reprise retenu seront départagés lors d'une audience du tribunal de commerce qui devrait se tenir avant le 16 avril.

Le gouvernement s'était engagé à fournir le soutien de l'État, via le Fonds stratégique d'investissement (FSI), afin d'assurer la sauvegarde de la raffinerie en cas "d'offre crédible."  
Plusieurs dizaines de candidats se sont manifestés pour reprendre la raffinerie depuis son dépôt de bilan en janvier 2012. Mais jusqu'à présent, aucun n'avait été en mesure de déposer un dossier complet. Le tribunal a pourtant repoussé à huit reprises la date limite de dépôt de leurs offres.