Ascoval : des familles dans l'angoisse

Dans le dossier Ascoval, la justice a confirmé, mercredi 27 février, le délai supplémentaire d'un mois accordé pour trouver un nouveau repreneur. Comment réagissent les 281 salariés ? Rencontre avec un père et son fils qui travaillent tous les deux dans l'usine.

FRANCE 2

Pour Jean-Michel Peressoni, c'est la désillusion. Le repreneur Altifort n'a pas l'argent pour sauver l'entreprise, l'espoir d'un avenir meilleur s'envole. "On a l'impression d'avoir été trompés sérieusement par Altifort. Jamais je n’aurais cru ça, je pensais finir ma carrière jusqu'au bout", confie ce salarié de l'aciérie. Cela fait plus de 20 ans que lui et son fils travaillent ensemble, l'un à l'atelier, l'autre au four. L'entreprise a toujours fait partie de la famille, avec forcément beaucoup de souvenirs.

Le fils ne veut plus compter sur les promesses d'éventuels repreneurs

Aujourd'hui, Jean-Michel Peressoni est inquiet pour son fils qui vient d'acheter une maison, traverse un divorce et a deux enfants à charge. "Je lui fais confiance, trouver du boulot il trouvera, mais je ne peux pas garantir qu'il trouvera un boulot au même salaire", témoigne-t-il. Son fils, Sébastien, ne veut plus compter sur les promesses d'un potentiel nouveau repreneur.

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L\'aciérie Ascoval à Saint-Saulve, près de Valenciennes (Nord) le 29 janvier 2018. 
L'aciérie Ascoval à Saint-Saulve, près de Valenciennes (Nord) le 29 janvier 2018.  (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)