Ardennes : l’État se retire du projet de relocalisation des Cycles Mercier

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Ardennes : l’État se retire du projet de relocalisation des Cycles Mercier
France 2
Article rédigé par
C. Colnet, M. Mouamma, J. Vlasseman - France 2
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À Revin, dans les Ardennes, le désengagement de l’État dans le projet de relocalisation des Cycles Mercier suscite la colère des élus et des habitants, qui exigent des explications. 

La relocalisation des Cycles Mercier à Revin, dans les Ardennes, devait être le début d’une renaissance. La gigantesque usine devait ouvrir dans une friche de la ville d’ici six mois, pour produire chaque année 500 000 vélos. L’État devait injecter 5 millions d’euros dans le projet, mais il a finalement décidé de se retirer. Les élus et les habitants sont en colère. "C’est une trahison, parce qu’on nous a donné de l’espoir, et sans raison apparente, le projet est abandonné", s’indigne une habitante. 

Le PDG ciblé par des enquêtes fiscales et douanières selon Bercy

Alors, pourquoi un tel revirement, alors qu’en mars dernier, la ministre Jacqueline Gourault était venue elle-même dans les Ardennes pour confirmer en grande pompe l’engagement de l’État ? Le gouvernement affirme aujourd’hui que le PDG des Cycles Mercier, Jean-Marc Seghezzi, fait l’objet de plusieurs enquêtes fiscales et douanières. Selon Bercy, sa holding "investirait les fonds issus de fraudes et de leur blanchiment". L’intéressé, joint par téléphone par les équipes de France 2, dément catégoriquement. "C’est de la diffamation. Ce sont des dossiers qui arrivent de nulle part", affirme-t-il. Le volte-face arrive toutefois trop tard pour les élus de la région, qui estiment que l’État aurait dû enquêter plus tôt. 

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