Soixante parlementaires français seraient dans le viseur du fisc

"La direction générale des finances publiques procède actuellement à plusieurs recoupements, en s'appuyant sur les déclarations de patrimoine, désormais obligatoires", révèle le "Canard Enchaîné" de mercredi.

Dans l\'hémicycle du Sénat, à Paris, le 1er octobre 2014.
Dans l'hémicycle du Sénat, à Paris, le 1er octobre 2014. (ALAIN JOCARD / AFP)

Les affaires Jérôme Cahuzac et Thomas Thévenoud vont-elles faire des petits ? C'est ce que laisse entendre Le Canard Enchaîné du mercredi 22 octobre. L'hebdomadaire satirique affirme que 60 parlementaires sont dans le collimateur du fisc. "La direction générale des finances publiques procède actuellement à plusieurs recoupements, en s'appuyant sur les déclarations de patrimoine, désormais obligatoires", écrit-il.

Aucune femme n'est inquiétée

L'hebdomadaire ne divulgue aucun nom. Il affirme que la liste des personnes inquiétées n'a pas encore été consultée par l'Elysée ou Matignon, et que la liste des fraudeurs ne sera connue qu'à la fin de l'année. Mais il y a déjà une certitude : aucune femme ne figure parmi les élus suspectés.

Les enquêtes du fisc sont motivées par des raisons multiples. Cela va "du contentieux classique, objet de litige avec les impôts, à la tricherie franche et massive", poursuit Le Canard. Un responsable du ministère de l'Economie lâche cette remarque : "Les députés et les sénateurs sont des Français comme les autres. Nombre d'entre eux minimisent leur patrimoine, par négligence ou par calcul, mais sans dépasser les 5 ou 10% de la valeur réelle. En revanche, ils sont quelques-uns à tenter sciemment de tromper l'administration. Et pas qu'un peu."