Réforme de l'ISF : des signes extérieurs de recul

La réforme de l'ISF fait tanguer la majorité. Pour les députés LREM, exonérer d'impôts les propriétaires de jets, de yachts et de grosses voitures n'est pas du meilleur effet.

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Des voitures privées, des yachts ou des jets privés totalement exonérés d'impôts grâce à la réforme de l'ISF au sein même de la majorité. Alors pour rassurer son camp, le gouvernement ouvre la porte, ce mardi 3 octobre après-midi, à des changements. Première proposition : une taxe sur les yachts, même immatriculés dans un paradis fiscal. Un droit de port annuel, payé pour accéder aux ports français, plus ou moins importants selon la taille du bateau.

"Un vrai gadget"

Seconde piste : une surtaxe d'immatriculation pour les voitures de luxe. Trop anecdotique selon les députés socialistes qui dénoncent une opération de communication : "De toute façon c'est un vrai gadget, c'est quand même un débat ou on cherche à envoyer un symbole au travers de ces signes extérieurs de richesse pour dire quand même, 'vous voyez bien, on tient compte de l'inégalité' et du côté favorisé de ces mesures", dénonce Stéphane Le Foll. À droite, on évoque un débat grotesque, quand il aurait fallu supprimer totalement l'ISF pour Les Républicains. Dernière idée du Modem, cette fois : faire en sorte que l'argent des plus riches, exonéré d'ISF, soit investi obligatoirement dans l'économie et les entreprises. Hors de question pour le gouvernement.

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Avec les réformes fiscales, les signes extérieurs de richesses, comme les yachts, seront exclus du calcul de l\'ISF. (Photo d\'illustration)
Avec les réformes fiscales, les signes extérieurs de richesses, comme les yachts, seront exclus du calcul de l'ISF. (Photo d'illustration) (VALERY HACHE / AFP)