Impôt sur le revenu à la source : "Les agents du Trésor public sont particulièrement inquiets", selon la CFDT

Selon Nadine Gerst, la secrétaire nationale de CFDT finances, les agents craignent un engorgement des accueils physiques et téléphoniques, particulièrement à partir de la mi-janvier.

Les centres des Finances publiques risquent d\'être pris d\'assaut en raison du prélèvement à la source (Photo d\'illustration, le 8 avril 2014 à Rennes).
Les centres des Finances publiques risquent d'être pris d'assaut en raison du prélèvement à la source (Photo d'illustration, le 8 avril 2014 à Rennes). (MARC OLLIVIER / MAXPPP)

Nadine Gerst, secrétaire nationale de la branche finances de la CFDT, a affirmé mercredi 2 janvier sur franceinfo que les agents du Trésor public "sont particulièrement inquiets pour ce début d'année" alors que la réforme de l'impôt sur le revenu, qui sera désormais prélevé à la source, entre en vigueur en ce début d'année. "Des consignes ont été données aux agents pour que cette deuxième semaine de congés d'hiver, tout le monde soit sur le pont", a-t-elle expliqué.

"Il suffit de 0,5% de bugs" pour "engorger des accueils déjà largement sollicités"

"Les agents en poste feront leur possible avec les formations a minima qu'ils ont reçues jusqu'à présent", a-t-elle déclaré. D'autres formations échelonnées sont prévues sur le courant de l'année "en fonction des différentes étapes du prélèvement à la source", a-t-elle expliqué. Le crédit d'impôt lié à l'emploi d'un salarié à domicile pourrait aussi provoquer des embouteillages dans les centres d'impôts : "Les agents sont particulièrement inquiets pour ce début d'année, mais aussi à l'approche de la mi-janvier au moment du versement du crédit d'impôt de 60%. On s'attend à pas mal de visites aux centres des impôts, mais aussi à des appels assez importants dans les centres de contact", a-t-elle expliqué. "À la fin janvier, il y aura les premiers bulletins de salaire. Et là aussi un nouvel afflux, étant donné qu'il n'est pas exclu que quelques taux soient mal répercutés sur les fiches de salaires", a-t-elle prévenu. Selon elle, "il suffit de 0,5% de bugs" pour "engorger des accueils qui sont largement sollicités".