Nicolas Sarkozy s'apprêterait à annoncer une hausse de la TVA

Le chef de l'Etat s'exprimera dimanche sur plusieurs chaînes de télévision pour annoncer des mesures pour l'emploi.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, lors de ses vœux aux acteurs du monde économique, le 19 janvier 2012 à Lyon (Rhône).
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, lors de ses vœux aux acteurs du monde économique, le 19 janvier 2012 à Lyon (Rhône). (ERIC FEFERBERG / AFP)

Une nouvelle intervention du président de la République est prévue dimanche à 20h15, et selon Les Echos, Nicolas Sarkozy pourrait y annoncer une hausse de la TVA. Cette augmentation, qui entrerait en vigueur à l'automne, serait de 1,5 à 2 points. 

Le chef de l'Etat s'exprimera pendant une heure sur plusieurs chaînes de télévision, dont France 2, pour annoncer des mesures pour l'emploi, à moins de trois mois du premier tour de l'élection présidentielle. 

L'entrée en vigueur de la "TVA sociale"

La TVA, taxe prélevée sur tous les produits et dont les deux taux principaux sont actuellement de 7 % et 19,6 %, augmenterait donc non pas en juillet, comme prévu, mais plus tardivement.

Couplée à une réduction des charges patronales, et peut-être salariales, cette mesure baptisée par le gouvernement "TVA sociale" est censée favoriser l'emploi en réduisant le coût du travail et en transférant sur la TVA le financement de la protection sociale.

L'idée est combattue par la gauche et les principaux syndicats de salariés. Ils estiment qu'elle va pénaliser la croissance par l'affaiblissement du pouvoir d'achat, sans effets rapides sur l'emploi.

Une libéralisation des règles sur le travail dominical

Par ailleurs, le gouvernement étudierait un assouplissement des règles sur le travail du dimanche, en modifiant le nombre de jours travaillés autorisés à ce titre pour les ouvertures de commerces et par la redéfinition des zones touristiques, toujours selon Les Echos.

Une première réforme menée en 2009 avait été vivement critiquée. Finalement, le gouvernement s'était limité à élargir les possibilités d'ouvertures de commerces dans les zones touristiques, thermales et dans certaines grandes agglomérations comme Paris, Lille ou Marseille.