Le gouvernement va présenter une "trajectoire" budgétaire et promet de rester sous 3% de déficit en 2017 et 2018

Ce document, qui préparera le débat parlementaire sur le budget prévu à la fin juillet, doit être présenté mardi aux commissions parlementaires des Finances de l'Assemblée et du Sénat. Il prévoit les réformes de la taxe d'habitation et de l'ISF et des mesures d'économie.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, lors d\'une conférence de presse à la Monnaie de Paris, le 7 juillet 2017.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, lors d'une conférence de presse à la Monnaie de Paris, le 7 juillet 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le gouvernement va présenter une "trajectoire" budgétaire pour les années 2017 et 2018, mardi 11 juillet, a annoncé Matignon à l'AFP lundi. Si Edouard Philippe avait déjà promis de maintenir le déficit public en dessous de 3% du PIB en 2017, cet objectif sera maintenu en 2018, alors même que l'entourage du Premier ministre confirme qu'il étudie l'idée d'appliquer la réforme de l'ISF et la baisse de la taxe d'habitation dès cette année-là.

Pour respecter le critère des 3% en 2017 et 2018, "la trajectoire financière intégrera des mesures d'économie", a assuré Matignon à l'AFP, sans donner d'objectif chiffré précis pour le déficit prévu l'an prochain.

Cette "trajectoire financière" prendra la forme d'un document préparatoire au débat d'orientation budgétaire prévu d'ici à la fin juillet, qui sera présenté mardi aux Commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Matignon confirme que des baisses d'impôts pour 2018 sont à l'étude

L'entourage du Premier ministre a confirmé que le gouvernement "étudi(ait) les solutions" pour "accélérer les baisses d'impôts et de charges dès 2018, notamment la réforme de la taxe d'habitation et de l'impôt sur la fortune (ISF)", mais assure à l'AFP que les arbitrages ne sont pas encore définitifs. Dimanche, le cabinet du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, assurait à franceinfo qu'Emmanuel Macron avait tranché en ce sens.

Dans sa déclaration de politique générale, mardi, Edouard Philippe s'était contenté d'annoncer la réforme de la taxe d'habitation "d'ici à la fin du quinquennat" et prévoyait la réforme de l'ISF pour 2019.