"Il ne faut pas mentir aux Français" en promettant qu'il n'y aura pas de nouvel impôt, répond la députée PS Valérie Rabault à Emmanuel Macron

La présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale regrette lundi sur franceinfo que le président de la République a "décidé de faire des mesures fiscales pour les 1% des Français les plus aisés".

La présidente du groupe socialiste à l\'Assemblée nationale, Valérie Rabault dans le studio de franceinfo, le 16 avril 2018.
La présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault dans le studio de franceinfo, le 16 avril 2018. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

La présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Valérie Rabault s’est montrée sceptique, lundi 16 avril sur franceinfo, après les déclarations la veille d'Emmanuel Macron sur la fiscalité et la dépendance, contradictoires selon elle. Le président de la République était l'invité dimanche de BFMTV/RMC et Mediapart.

Alors qu’Emmanuel Macron s’est engagé pendant l'interview à ne pas créer de nouvel impôt, "il avance la piste d’une deuxième journée pour financer la dépendance", a relevé Valérie Rabault. "Il ne faut pas mentir aux Français. S’il y a un risque qui doit être financé, il y a toujours quelqu’un qui paie".

"Fermeture de service public"

La députée PS du Tarn-et-Garonne estime aussi que les choix du président en matière de fiscalité sont "extrêmement clairs : il a décidé de faire des mesures fiscales pour les 1% des Français les plus aisés, et que l’ensemble des autres Français doivent payer. Avec les mesures fiscales vous ne pouvez pas tricher".

"Aujourd’hui, vous avez 8 millions de retraités qui paient entre 300 et 500 euros de CSG en plus chaque année. Ce sont les mêmes Français qui lorsqu'ils vivent à la campagne paient la hausse de la fiscalité sur le diesel, et les mêmes qui subissent les fermetures de service public", a ajouté Valérie Rabault.