Cet article date de plus de quatre ans.

Ce qu'il faut savoir sur la baisse d'impôts promise aux ménages

Cette mesure doit être détaillée, jeudi, mais de nombreux détails ont déjà filtré dans la presse.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Un salarié vérifie sa déclaration pré-remplie de l'impôt sur le revenu, le 1er août 2016 à Thionville (Moselle).  (MAXPPP)

Un geste fiscal avant la présidentielle ? Comme l'a promis le Premier ministre à la fin du mois d'août, le gouvernement se prépare à annoncer une baisse de l'impôt sur le revenu. Objectif : "restituer du pouvoir d'achat aux Français" et faire en sorte que la gauche ne soit pas "identifiée à l'impôt", expliquait Manuel Valls. L'exécutif doit dévoiler, jeudi 8 septembre, la nature et l'ampleur de ce geste pour 2017, qui devrait toutefois rester limité en raison des faibles marges de manœuvre budgétaires dont dispose Bercy.

A qui ce geste fiscal va-t-il s'adresser ? 

"Les arbitrages ne sont pas encore rendus", a assuré Manuel Valls, mardi matin, sur RTL. Concrètement, trois pistes sont sur la table : l'augmentation de la prime d'activité touchée par des travailleurs aux faibles revenus, une baisse de la CSG (contribution sociale généralisée) pour les retraités modestes ou une baisse de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes. 

Selon Les Echos et Europe1.fr, cette dernière serait celle privilégiée par le gouvernement. "Ça parle aux gens", résume ainsi une source politique auprès de la radio. La radio affirme qu'il s'agirait d'une réduction directement appliquée sur la feuille d'impôt envoyée en septembre 2017. Et comme l'indiquent Les Echos, cette ristourne pourrait même devenir pérenne et s'inscrire dans le Code général des impôts. 

La baisse d'impôts sera-t-elle conséquente ? 

Pas vraiment. Le geste sera même inférieur aux deux milliards d'euros jusque-là évoqués, a nuancé Michel Sapin. "Il faut être sérieux : avec une croissance qui ne va pas augmenter, on ne peut pas distribuer plus", a indiqué le ministre de l'Economie et des Finances.

La baisse devrait plutôt être autour du milliard d'euros, même si Bercy tente de dégager une enveloppe un peu plus conséquente. Les marges sont "très faibles", de l'ordre de "quelques centaines de millions d'euros", confie un haut responsable du ministère à l'AFP.

Combien de foyers seront concernés ?

Là encore, il va falloir attendre l'annonce par François Hollande ou Manuel Valls pour connaître l'envergure du geste. Le nombre précis de bénéficiaires doit encore être calibré, ainsi que le niveau maximum de revenus requis pour bénéficier de cette ristourne, indiquent Les Echos. Pour rappel, en 2014, le geste fiscal décidé par le gouvernement avait bénéficié à quatre millions de ménages pour un coût de 1,3 milliard d'euros. La ristourne avait parfois atteint 350 euros pour un célibataire et 700 euros pour un couple en cas de revenu inférieur à 1,1 Smic par personne. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.