Baisse d'impôts : "Si le Medef s'en félicite, c'est qu'il y a un loup"

Le journaliste Étienne Lefebvre et l'économiste Christophe Ramaux débattent ce mardi 3 mai dans le Grand Soir 3 de l'éventuelle baisse d'impôts pour les Français en 2017.

Voir la vidéo

 

Cette volonté de François Hollande de baisser les impôts pour les plus modestes en 2017 si les marges le permettent est "une mesure justifiée en soi", estime le journaliste des Échos Étienne Lefebvre, "car les impôts ont beaucoup augmenté entre 2010 et 2014. Le problème, c'est l'addition des mesures. On en était déjà à 4 milliards d'euros. On peut se demander si tout cela va être financé. Et le seul moyen de financer cette baisse d'impôts, c'est de réduire les dépenses publiques".

Et d'ajouter : "Toutefois, François Hollande doit laisser un budget sincère, des comptes en bon ordre. Il a suffisamment reproché à Nicolas Sarkozy de ne pas l'avoir fait".

"Les plus modestes pas concernés"

"Annonce triplement contestable", d'après Christophe Ramaux, membre des Économistes atterrés. "D'abord, les Français les plus modestes ne seront pas concernés puisque ceux-ci ne paient pas l'impôt sur le revenu. Ensuite, on rogne l'impôt le plus légitime, celui qui est progressif. Si Pierre Gattaz, le patron du Medef, s'en félicite, c'est qu'il y a un loup. Enfin, ce qui est important pour réduire les inégalités de richesse, c'est la dépense publique". L'économiste assure qu'il y a de "la marge pour l'augmenter".

Le JT
Les autres sujets du JT