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Airbnb paie moins de 70 000 euros d'impôts en France, son deuxième marché

Le géant américain domicilie fiscalement ses activités européennes en Irlande, où l'impôt sur les sociétés est très faible.

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France Télévisions
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Le PDG d'Airbnb, Brian Chesky, le 4 novembre 2015 lors d'une conférence à San Francisco (Californie). (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Un nouveau géant du web est accusé de s'arranger avec la fiscalité. La plateforme Airbnb, qui permet à des particuliers de se mettre en relation pour louer un logement, n'a payé en 2015 que 69 168 euros d'impôts en France, révèle Le Parisien jeudi 11 août. Un montant bien faible au regard des 65 millions d'euros de chiffre d'affaires annuels réalisés dans notre pays, selon une estimation du quotidien.

Pour réussir à payer aussi peu d'impôts, le service a mis en place un mécanisme d'optimisation fiscale bien connu des géants du secteur. Outre la collecte et la redistribution des taxes de séjour, la filiale parisienne d'Airbnb ne gère que les activités marketing et promotionnelles d'Airbnb Irlande. C'est cette entreprise, basée sur l'île, où l'impôt sur les sociétés n'est que de 12,5%, qui s'occupe des transactions. Ainsi, seuls 4 958 859 euros de chiffre d'affaires ont été déclarés l'an dernier en France. Avec plus de 300 000 logements, dont 70 000 pour Paris et sa banlieue, l'Hexagone est pourtant, après les Etats-Unis, le plus important marché d'Airbnb. 

Aucune procédure engagée pour l'instant

Selon Le Parisien, Bercy n'a pour l'heure engagé aucune procédure visant le géant de la location. Les autorités ne restent pourtant pas les bras croisés face à ce phénomène : le ministère des Finances a récemment engagé un redressement fiscal à l'encontre du site Booking.com pour recouvrer 365 millions d'euros.

De son côté, le siège français de Google, qui utilise une manipulation similaire pour réduire ses impôts en France, a été perquisitionné en mai par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.

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