Municipales à Paris : la campagne "ne doit pas être un prétexte pour raconter n'importe quoi", a estimé Ian Brossat concernant Benjamin Griveaux

L'adjoint à la mairie de Paris en charge du logement a critiqué les propositions du candidat LREM d'aménager la gare de l'Est et de proposer un apport de 100 000 euros pour aider les Parisiens à acheter leur logement.

Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris en charge du logement et porte-parole du Parti communiste français, le 2 février 2020.
Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris en charge du logement et porte-parole du Parti communiste français, le 2 février 2020. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Je crois que c'est une proposition qui n'est pas très sérieuse", a estimé dimanche sur franceinfo Ian Brossat, l'adjoint à la mairie de Paris en charge du logement. Il réagissait à la promesse de Benjamin Griveaux, candidat LREM aux prochaines municipales dans la capitale, de mettre à disposition des classes moyennes jusqu'à 100 000 euros d'apport pour l'achat d'une résidence principale dans la capitale, s'il était élu.

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"La semaine dernière, Benjamin Griveaux a proposé d'aménager la gare de l'Est, cette semaine il nous propose de donner des chèques de 100 000 euros à toute personne qui voudrait acheter un appartement à Paris, je suis très inquiet de ce qu'il va nous proposer la semaine prochaine", a indiqué le porte-parole du Parti communiste français.

"Personne ne peut imaginer que ce soit sérieux"

"On est en période de campagne, je le comprends, cela dit, cela ne doit pas être un prétexte pour raconter n'importe quoi et pour essayer d'acheter des voix avec des propositions qui ne sont pas praticables sur le plan des finances publiques", a-t-il poursuivi, ajoutant que "personne ne peut imaginer que ce soit sérieux".

"La proposition faite par Anne Hidalgo me paraît, pour le coup, plus sérieuse et plus crédible", avance Ian Brossat. "Elle propose - parce que maintenant c'est permis par la loi - que nous puissions vendre des logements en dissociant le foncier du bâti car, à Paris, c'est le foncier qui est très cher, analyse l'adjoint à la mairie de Paris en charge du logement. Nous, ce que nous voulons, c'est pouvoir vous vendre les murs, sans vous vendre le sol et que le sol compte pour moitié dans le prix d'achat d'un appartement".

"C'est ce qui nous permettra de vendre à 5 000 euros du mètre carré, à Paris, et nous avons d'ailleurs déjà ciblé cinq sites pour faire 1 000 logements", a-t-il précisé. Pour le porte-parole du Parti communiste français, "c'est un dispositif beaucoup plus vertueux, parce qu'il est anti-spéculatif, et parce que l'idée, c'est de vous permettre de vous loger, d'être propriétaire de votre logement, et de ne pas spéculer avec."