Logement : les chambres de bonne de la honte

À Paris, des milliers de personnes s'entassent parfois à plusieurs dans des chambres de bonne de moins de 9m². Une pratique interdite par la loi, mais cela n'empêche pas les propriétaires peu scrupuleux de profiter de la vulnérabilité de certains.

France 3

Au dernier étage de cet immeuble parisien se trouve une dizaine de chambres. Elles font 6 m² maximum et les toilettes sont sur le palier. Le loyer, lui, est fixé entre 250 € et 480 € par mois. Ce salarié vit ici depuis quatre ans. "C'est trop petit, c'est humide. Quand il fait froid, bah il fait froid. Et quand il faut chaud, bah il fait chaud", lâche-t-il. Pour pouvoir être loué, un logement doit mesurer au moins 9 m² et avoir une hauteur sous plafond d'au moins 2,20 m.

7 000 chambres de bonne louées à Paris

Dans cet autre logement, on est loin du compte. À 71 ans, ce retraité déplie ce qui lui sert de couchage tous les soirs. C'est comme ça depuis vingt-quatre ans, depuis qu'il a emménagé ici faute de mieux. Des chambres qui permettent de se loger à ceux qui sont refusés ailleurs. C'est un peu la ligne de défense du propriétaire que nous avons contacté par téléphone. Pour trouver de telles offres, il suffit de surfer sur internet. Malgré l'interdiction, 7 000 chambres de service en deçà de la surface légale sont louées à Paris, selon la Fondation Abbé-Pierre.

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En France, quatre millions de personnes sont sans abri, mal logées ou sans logement personnel, selon la Fondation Abbé-Pierre.  (PHOTO12 / GILLES TARGAT)