Immobilier : le business de l'insalubrité à Marseille

Le 5 novembre 2018, à Marseille, plusieurs immeubles vétustes s’écroulaient, emportant la vie de huit personnes. "Complément d’enquête" a remonté la piste des "marchands de sommeil" et enquêté sur leurs méthodes pour s’enrichir.

FRANCEINFO

Dominique Carpentier a habité 15 ans au 22 rue des Feuillants à Marseille. Pour vivre dans ce 30m² lézardé, il déboursait chaque mois 450 euros. Le 24 janvier dernier, ce retraité n'a eu qu'une heure pour rassembler 15 ans de sa vie. Les onze appartements ont dû être évacués de toute urgence.

Sans eau chaude depuis deux ans

Parmi les propriétaires de l'immeuble de Dominique Carpentier, un nom revient plusieurs fois : Belbachir. Cette famille règne sur plusieurs sociétés civiles immobilières (SCI). Elle possède l'immeuble voisin de celui du Marseillais expulsé. Dans la cour, la façade est délabrée et pourtant les loyers sont hors de prix. Une locataire vit sans eau chaude depuis deux ans et dans la salle de bain il n'y a ni électricité ni chasse d'eau.

Extrait du magazine "Complément d'enquête" diffusé sur France 2 le 11 avril 2019.

Le quartier de Noailles, à Marseille, où se sont effondrés les immeubles.
Le quartier de Noailles, à Marseille, où se sont effondrés les immeubles. (Emin AKYEL / AFP)