Encadrement des loyers : "Je prie tous les jours pour que ce soit en juin", mais cela dépend d'un "arrêté préfectoral"

Le gouvernement a donné son autorisation au rétablissement de l’encadrement des loyers dans Paris intra-muros. La mesure devrait être effective d'ici l'été 2019, mais elle sera soumise à un arrêté préfectoral, selon Ian Brossat, invité mardi de franceinfo.

Ian Brossat, invité de franceinfo le 23 avril 2019.
Ian Brossat, invité de franceinfo le 23 avril 2019. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Ian Brossat, tête de liste PCF aux élections européennes, a espéré, mardi 23 avril sur franceinfo, que l'encadrement des loyers pourra "s'appliquer en juin" à Paris. "Je prie tous les jours pour que ce soit en juin. En tout cas, la Ville de Paris a tout fait pour que ça puisse s'appliquer en juin", a-t-il dit.

Selon l'élu, "Il faut encore un arrêté préfectoral. Il faut que le préfet fixe le montant maximum des loyers quartier par quartier. Dès lors que ce sera fait, ce sera appliqué, donc au plus tard au mois de juillet." 

"En tout cas, le plus tôt sera le mieux parce que je sais à quel point beaucoup de Parisiens souffrent de loyers trop chers. Je sais que d'autres villes ont bien l'intention de s'engouffrer dans la brèche et elles ont bien raison", a-t-il estimé.

Encadrer les locations Airbnb

Selon lui, la lutte contre l'inflation des loyers passe aussi par une législation plus contraignante visant à encadrer les locations Airbnb : "Il faut les limiter drastiquement parce que ça prend une dimension folle. Vous savez que c'est aussi une problématique européenne parce qu’Airbnb bénéficie d'une grande mansuétude de la Commission européenne qui aujourd'hui ne reconnaît pas la responsabilité des plateformes", a-t-il expliqué.

Ian Brossat a dénoncé le rôle des lobbyistes : "Nous sommes sous la menace d'une décision de la Commission européenne sur le sujet puisque le droit européen est terriblement favorable à Airbnb qui bénéficie de trois lobbyistes qui sont là matin, midi et soir à Bruxelles pour faire valoir leurs arguments auprès de la Commission européenne", a-t-il affirmé.

Mais le combat de la Ville de Paris est efficace, selon le maire adjoint chargé du Logement : "Nous bataillons. Nous avons tout un dispositif de contrôle qui porte ses fruits puisque Airbnb ne croit plus aujourd'hui à Paris, n'augmente plus aujourd'hui à Paris. On en est à 50 000. Aujourd'hui, c'est heureusement stabilisé après des années de hausse ininterrompue", a-t-il assuré.