Crédits immobiliers : les taux d'intérêt tombent à leur niveau le plus bas en France

A 1,29% en moyenne toutes durées confondues, "les taux des crédits immobiliers baissent encore et ils s'établissent maintenant au niveau le plus bas jamais constaté jusqu'alors", résume dans un communiqué l'observatoire Crédit Logement/CSA.

A 1,29% en moyenne toutes durées confondues, \"les taux des crédits immobiliers baissent encore et ils s\'établissent maintenant au niveau le plus bas jamais constaté jusqu\'alors\", résume dans un communiqué l\'observatoire Crédit Logement/CSA.
A 1,29% en moyenne toutes durées confondues, "les taux des crédits immobiliers baissent encore et ils s'établissent maintenant au niveau le plus bas jamais constaté jusqu'alors", résume dans un communiqué l'observatoire Crédit Logement/CSA. (GARO / PHANIE / AFP)

Le taux des crédits immobiliers aux particuliers est tombé en mai à un niveau jamais vu en France, montre, mardi 4juin, l'étude mensuelle sur le sujet, leur moyenne continuant à évoluer autour du niveau de l'inflation. A 1,29% en moyenne toutes durées confondues, "les taux des crédits immobiliers baissent encore et ils s'établissent maintenant au niveau le plus bas jamais constaté jusqu'alors", résume dans un communiqué l'observatoire Crédit Logement/CSA.

Depuis plusieurs années, les crédits immobiliers se font à des taux particulièrement bas en France, en premier lieu parce qu'ils répercutent la politique monétaire historiquement accommodante de la Banque centrale européenne (BCE). Depuis l'an dernier en particulier, le secteur est entré dans une situation historique à plusieurs égards. Ses encours totaux de crédit ont notamment atteint un niveau sans précédent à plus de 1 000 milliards d'euros, selon les données de la Banque de France.

Des chiffres bruts, sans pris en compte de l'assurance des prêts

Autre situation exceptionnelle, le niveau moyen des taux évolue depuis près d'un an autour de celui de l'inflation - elle était de 1% en mai -, ce qui signifie théoriquement que l'on peut presque gagner du pouvoir d'achat en empruntant. Toutefois, les chiffres de l'observatoire s'entendent bruts et ne comprennent par exemple pas l'assurance des prêts, systématiquement demandée par le créancier. Au niveau particulièrement bas des taux s'ajoute celui historiquement long des délais de remboursement octroyés par les banques. Ainsi, à 228 mois (19 ans), le délai moyen, qui augmente légèrement d'un mois en mai par rapport à avril, est, plus largement, supérieur d'environ deux ans et demi à ce qu'il était en 2014.