Cinq adjoints de Bertrand Delanoë habitent des logements sociaux

"Leur situation ne relève pas de l'illégalité. Ils sont entrés dans ces logements avant son élection en 2001", affirme Mediapart.

Vue des toits de Paris depuis la Tour Saint-Jacques, dans le 4e arrondissement de la capitale.
Vue des toits de Paris depuis la Tour Saint-Jacques, dans le 4e arrondissement de la capitale. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Alors qu'un élu UMP parisien est pointé du doigt parce qu'il occupe un logement social, Mediapart (article abonnés) affirme que cinq adjoints du maire socialiste sortant de Paris, Bertrand Delanoë, vivent dans logements sociaux. Il s'agit de Jean Vuillermoz (PCF) adjoint aux sports, Liliane Capelle (PS) en charge des seniors, Pierre Mansat (PCF) chargé de "Paris-Métropole", Claudine Bouygues (PS) adjointe aux droits de l'homme, Didier Guillot (PS) en charge la vie étudiante, et Catherine Vieu-Charier (PCF) chargée de la mémoire et du monde combattant.

"Leur situation ne relève pas de l'illégalité. Ils sont entrés dans ces logements avant l'élection de Bertrand Delanoë en 2001", précise le site d'informations. Mais ils bénéficient de "loyers 2, voire 3 à 4 fois inférieurs au prix du marché".

"Personne ne m'a demandé de partir"

Par exemple, Jean Vuillermoz, paye un loyer de moins de 300 euros par mois (hors charges) dans un immeuble de RIVP (régie immobilière de la ville de Paris), situé dans le 19e arrondissement, près du métro Saint-Fargeau. Son appartement se louerait entre 1 100 et 1 200 euros par mois, dans le privé, précise Mediapart.

Autre exemple avec Didier Guillot. Depuis 2000, il habite un appartement de 113 m² près du métro Jules Joffrin , dans le 18e arrondissement. Il dit payer 1 900 euros par mois, une somme qui inclut un parking. Dans le privé, un tel bien se loue aux alentours de 3 000 euros par mois. "Je me suis interrogé. J'en ai parlé avec les personnes au-dessus de moi à la mairie. Personne ne m'a demandé de partir", assure Didier Guillot.

Ces cinq adjoints ne sont pas les seuls à vivre dans des logements sociaux. Lors de cette campagne parisienne pour les municipales, de nombreux autres dossiers similaires ont été révélés.