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Il n'y aura pas d'augmentation des tarifs EDF au 1er août, annonce Ségolène Royal

Les tarifs réglementés de l'électricité avaient augmenté de 5% en France en août dernier et une hausse similaire était prévue cet été.

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France Télévisions
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"Les tarifs EDF n'augmenteront pas au 1er août prochain", a déclaré la ministre de l'Ecologie sur RMC et BFMTV, jeudi 19 juin 2014.  (MYCHELE DANIAU / AFP)

Le feuilleton des tarifs de l'électricité continue, mais cette fois à l'avantage des consommateurs. Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, a annoncé jeudi 19 juin qu'il n'y aurait pas d'augmentation des tarifs EDF au 1er août. Ce nouveau coup de pouce du gouvernement survient alors que les tarifs réglementés de l'électricité avaient augmenté de 5% en France en août 2013 et qu'une hausse similaire était prévue cet été. 

"J'efface la hausse de 5% des tarifs [prévue]" , a annoncé la ministre de l'Ecologie sur BFMTV.

Le casse-tête de la hausse des tarifs de l'électricité

Jusqu'alors, le gouvernement s'était affairé à empêcher que la hausse des tarifs réglementés de l'électricité ne soit trop importante pour les Français. Ainsi, il avait pris un arrêté, en juillet 2013, qui limitait à 5% l'augmentation de ces tarifs, en moyenne, à compter du 1er août 2014. 

Deux ans plus tôt, à l'été 2012, un autre arrêté visait à limiter la hausse réglementée des tarifs à 2%. Or, cet arrêté avait été partiellement annulé par le Conseil d'Etat au mois d'avril. Une décision qui donnait lieu à une hausse rétroactive des tarifs, laquelle devait se répercuter sur plusieurs factures d'électricité, à compter de celle reçue par les Français à l'été 2014. Bref, la facture s'annonçait lourde, elle sera finalement plutôt conforme à ce que paient d'ordinaire les foyers français. 

Le problème n'est pas réglé

Le bras de fer entre le gouvernement et la Commission de régulation de l'énergie (CRE), gendarme du secteur, devrait se poursuivre. En effet, La Croix rappelle que l'organisme ne cesse de réclamer une hausse des tarifs "pour faire face à l’accroissement des charges d’EDF. La loi stipule par ailleurs que les tarifs couvrent les coûts d’EDF." Du coup, en juin 2013, la Commission "suggérait une hausse immédiate de 6,8 % à 9,6 % des tarifs, puis un rattrapage de 7,6 % ensuite."

Enfin, en avril, les opérateurs alternatifs, réunis au sein de l’Anode, avaient prévenu qu’ils pourraient saisir le Conseil d’Etat pour faire respecter la loi si le gouvernement n’augmentait pas suffisamment les tarifs. 

La Croix rappelle enfin que ces hausses étaient censées financer "le renforcement de la sûreté des réacteurs nucléaires (...), l’allongement de leur durée de vie, mais aussi la construction de nouvelles unités de production pour couvrir les périodes de pointe, ainsi que la modernisation des réseaux". A cela s'ajoute le "coût des énergies renouvelables, avec les généreux tarifs de rachat", poursuit le quotidien, tandis que le ministère de l’Ecologie "évoque enfin une augmentation des coûts commerciaux d’EDF".

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