Les 35 heures à l'hôpital, "une bombe à retardement"

Jean-Paul Chapel revient, sur le plateau de France 2, sur le projet de réorganisation du temps de travail des personnels des hôpitaux Paris.

FRANCE 2

Les personnels des hôpitaux parisiens ont manifesté, ce jeudi 21 mai, contre le projet de réorganisation de leur temps de travail. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris veut réduire le nombre de jour de RTT annuels dont ils bénéficient.

"Les 35 heures à l'hôpital, c'est une véritable bombe à retardement", annonce Jean-Paul Chapel sur le plateau de France 2. En effet, les trois quarts des 75 000 agents font en fait entre 38 et 39 heures par semaine. "Du coup, ils accumulent 18 à 20 jours de RTT par an. Et comme ils ne peuvent pas prendre ces RTT, ces jours viennent gonfler leur compte épargne-temps. Au total, le stock atteint un million de jours [...]. S'ils devaient être payés, cela coûterait à l'hôpital 100 millions d'euros", explique le journaliste.

4 000 emplois menacés

Le gouvernement propose de réduire la durée quotidienne du temps de travail de 7h50 à 7h30, ce qui ferait passer le nombre de jours de RTT de 20 à 15 par an et permettrait une économie de 20 millions d'euros chaque année. La direction prévoit une organisation plus efficace quand les syndicats redoutent une charge de travail inchangée en un temps plus court. Mais si rien n'est fait, le gouvernement annonce que 4 000 emplois seront menacés.

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En moyenne, chaque praticien hospitalier a cumulé six mois de RTT depuis la mise en place des 35 heures.
En moyenne, chaque praticien hospitalier a cumulé six mois de RTT depuis la mise en place des 35 heures. (MORTEN SMIDT / AFP)