La RATP prévoit "un trafic quasi normal" le 4 novembre, malgré la grève

"Quelques perturbations" sont néanmoins "possibles, très ponctuellement, sur le réseau bus", précise vendredi la RATP.

Un gréviste de la CGT-Cheminots, le 17 juin 2014 à Toulouse (Haute-Garonne).
Un gréviste de la CGT-Cheminots, le 17 juin 2014 à Toulouse (Haute-Garonne). (ERIC CABANIS / AFP)

Les usagers du métro ne devraient pas être trop embêtés. Malgré le préavis de grève déposé par la CGT, la RATP a indiqué, vendredi 31 octobre, qu'elle prévoyait "un trafic normal ou quasi normal" dans les métros, RER, bus et tramways pour la journée du 4 novembre.  

La SNCF, où un préavis de grève a aussi été déposé, n'est pas encore en mesure de communiquer de prévisions de trafic. Les agents peuvent se déclarer grévistes jusqu'à 48 heures à l'avance.

Contre la "privatisation" du transport

Des préavis de grève ont aussi été déposés dans les aéroports parisiens et dans les transports urbains en province, a précisé l'Union interfédérale des transports (UIT), qui chapeaute les fédérations CGT des transports.

Lundi, l'UIT avait expliqué les motivations du mouvement social. Il s'agit de dénoncer la politique de "privatisation" et de "mise en concession" menée dans les transports. "C'est l'usager qui est le perdant car cette logique du 'bas coût' assure un service dégradé", écrit la CGT-Cheminots dans un communiqué.

Dans le viseur du syndicat, également, le projet gouvernemental de libéralisation du transport interrégional par autocar, suspectée d'entraîner une mise "en concurrence avec les trains, au risque de supprimer certaines dessertes". Pour la fédération, "la course du patronat contre le 'coût du travail' entraîne un dumping social en général et particulièrement agressif à l'encontre des salariés des transports".