Réforme des retraites : quatre raffineries sont touchées par la grève, selon la CGT

L'hypothèse d'une pénurie des carburants n'est toujours pas envisagée par l'Union française des industries pétrolières.

La raffinerie Total de Grandpuits, photographiée le 27 février 2019, fait partie des raffineries en grève vendredi 13 décembre.
La raffinerie Total de Grandpuits, photographiée le 27 février 2019, fait partie des raffineries en grève vendredi 13 décembre. (MAXPPP)

Quatre des huit raffineries de métropole sont touchées par la grève contre la réforme des retraites, vendredi 13 décembre, a affirmé la CGT Chimie. Selon Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral du syndicat, "ce matin, quatre raffineries sont en grève : Total Normandie, Pétroinéos Lavéra (Bouches-du-Rhône), Total La Mède (Bouches-du-Rhône) et Grandpuits (Ile-de-France)".

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La raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) a suspendu son mouvement jeudi soir à 21 heures, mais "une assemblée générale est prévue à midi pour monter le niveau de mobilisation dans les heures et les jours qui viennent", a ajouté le responsable syndical. Une consultation des salariés est aussi "prévue" à Feyzin, près de Lyon. Enfin, le port pétrolier du Havre est "toujours en grève", selon le syndicaliste.

"Seules trois raffineries – Normandie, La Mède et Grandpuits – ont des difficultés d'expédition. Elles tournent mais elles ne peuvent pas livrer correctement", a assuré l'Union française des industries pétrolières (Ufip), qui rassemble les entreprises du secteur. L'hypothèse d'une pénurie de carburant n'est pas envisagée : jeudi, seules 1,6% des stations-service en France avaient des problèmes sur au moins un des produits qu'elles délivrent (gazole ou sans plomb), selon l'Ufip.