Réforme des retraites : vives tensions entre manifestants et forces de l'ordre à Paris

Trois personnes ont été arrêtées et deux autres ont été légèrement blessées en marge d'un rassemblement non déclaré, jeudi. Le délégué général du parti présidentiel, Stanislas Guérini, dénonce lui une "tentative d'intrusion" dans les locaux d'En marche, une information finalement confirmée dans la soirée par la préfecture de police de Paris.

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Des policiers entourent des manifestants contre la réforme des retraites, le 2 janvier 2020 à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Trois personnes ont été interpellées et deux autres ont été légèrement blessées lors de heurts survenus avenue de l'Opéra, selon la préfecture de police, en marge d'un rassemblement non déclaré de manifestants opposés à la réforme des retraites. Un manifestant a été touché à la main et un autre a été victime d'un malaise, précise la même source, jeudi 2 janvier. Un policier a été légèrement blessé, a également appris franceinfo de source policière.

"Nous nous sommes fait encercler"

Le rassemblement avait pour point de départ la station Pyramides. "Nous sommes arrivés par une rue adjacente sur l'avenue de l'Opéra, explique le représentant syndical CGT Jonathan Perrinet-Arraut, contacté par franceinfo. "Nous nous sommes fait encercler par les CRS et les gendarmes mobiles. C'est parti en vrille directement. J'ai vu des manifestants par terre prendre des coups de tonfa, des interpellations… J'estime que les violences policières étaient disproportionnées." 

Selon ce témoin, les manifestants ont ensuite été nassés pendant près de deux heures par les forces de l'ordre. "Nous avons finalement eu l'autorisation de quitter les lieux, cinq par cinq, avec une escorte des gendarmes jusqu'au métro." Sur les réseaux sociaux, des militants et des journalistes indépendants ont posté des images de ce rassemblement.

Une tentative d'intrusion au siège d'En marche

Le délégué général d'En marche, Stanislas Guérini, a pour sa part dénoncé une "tentative d'intrusion" au siège du parti, rue Sainte-Anne (2e arrondissement). "Vouloir pénétrer dans un mouvement politique, effrayer ses salariés, ce n'est pas une expression démocratique légitime. C'est faire primer la violence sur la démocratie", a-t-il condamné sur Twitter.

Avant le début du rassemblement aux abords de la station Pyramides, des manifestants sont bien passés devant le siège du parti présidentiel, précisait dans l'après-midi la préfecture de police de Paris, interrogée par franceinfo. Mais elle ne confirmait pas, alors, la tentative d'intrusion évoquée par Stanislas Guérini. "D'après ce que nous savons, il y a peut-être eu un ou deux fumigènes, mais il n'y a pas eu de tentative pour pénétrer dans les lieux", indiquait la préfecture. Jeudi soir, elle a finalement assuré qu'il "y a bien eu une tentative d'intrusion, mais celle-ci n'a pas abouti".

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