Grève des transports : le trafic toujours au ralenti en Île-de-France

Dès le mercredi 8 janvier, la SNCF avait appelé les usagers à éviter de prendre des trains de banlieue. Si davantage de trains circulent par rapport au début du mouvement, les voyageurs sont également plus nombreux à braver la grève.

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Dans une gare de la capitale, c'est la ruée vers l'un des rares trains de la journée pour l'ouest parisien. En moins de 15 minutes, les wagons sont bondés et les esprits s'échauffent, puis c'est la cohue pour trouver une place dans le train. Les usagers veulent entrer coûte que coûte dans le train, jusqu'à la dernière seconde.

Beaucoup ne comprennent plus le mouvement

Après quelques minutes de trajet, il fait de plus en plus chaud dans les wagons. Les voyageurs sont fatigués et excédés par la situation. "On est tous serrés comme des sardines, donc ce n'est pas évident", explique une voyageuse. À force, beaucoup ne comprennent plus le mouvement comme une infirmière présente dans le train. "Nous, ce qui nous importe, ce n’est pas de savoir combien on aura à la retraite, c'est de savoir si on va y arriver vivant", déplore-t-elle. Au fil des stations, le Transilien se vide petit à petit. Mais tous les voyageurs qui habitent en banlieue ont l'impression d'être les premières victimes de cette grève. 

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Des passagers d\'un Transilien à la gare Saint-Lazare, le 7 janvier 2020, lors d\'un mouvement de grève contre la réforme des retraites.
Des passagers d'un Transilien à la gare Saint-Lazare, le 7 janvier 2020, lors d'un mouvement de grève contre la réforme des retraites. (MATHIEU MENARD / HANS LUCAS / AFP)