DIRECT. Grève du 11 décembre : l'Unsa, premier syndicat à la RATP, appelle à "élargir" le mouvement et à l'installer "dans la durée"

Le mouvement contre la réforme des retraites entre dans sa septième journée, alors que le gouvernement a présenté l'architecture de son futur système à points.

Sur le quai de la station Châtelet-les-Halles à Paris, le 9 décembre 2019, en pleine grève contre la réforme des retraites. 
Sur le quai de la station Châtelet-les-Halles à Paris, le 9 décembre 2019, en pleine grève contre la réforme des retraites.  (AURORE MESENGE / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Les annonces d'Edouard Philippe n'ont pas convaincu les grévistes dans les transports. La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, a appelé à "renforcer la grève", mercredi 11 décembre, en réaction à l'allocution du Premier ministre, qui a présenté l'architecture de la réforme des retraites. L'Unsa, premier syndicat à la RATP, appelle de son côté à "élargir" le mouvement et à l'installer "dans la durée". "Les garanties données" justifient que la grève "s'arrête", avait, pour sa part, lancé Edouard Philippe. Le trafic RATP et SNCF est toujours très perturbés mercredi. Franceinfo suit en direct l'évolution de la situation.

Le projet du gouvernement détaillé par le Premier ministre. Les Français nés avant 1975 "ne seront pas concernés" par la réforme des retraites, et la génération 2004, celle "qui aura 18 ans en 2022", sera "la première à intégrer le système universel" voulu par le gouvernement, a affirmé Edouard Philippe. Pour les autres, "la transition sera très progressive", a-t-il ajouté, assurant que "toute la partie de carrière effectuée jusqu'à 2025 donnera lieu à une retraite calculée sur les anciennes règles" et que "seules les années travaillées à partir de 2025 seront régies par le système universel".

La CGT Cheminots et l'Unsa à la RATP appellent à renforcer la grève. Les annonces d'Edouard Philippe n'ont pas convaincu. La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, a appelé à "renforcer la grève" et l'Unsa, premier syndicat à la RATP, appelle de son côté à "élargir" le mouvement et à l'installer "dans la durée".

Un trafic toujours aussi perturbé à la SNCF et à la RATP. Un TGV sur 4, 3 TER sur 10 et 1 Transilien sur 5 en moyenne circulent mercredi, a annoncé la SNCF. Côté Intercités, 1 train sur 4 circule, en moyenne. Quant à la RATP, 10 lignes de métros sont à nouveau fermées (2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12 et 13), 1 RER B sur 3 circule, et 1 train sur 2 pour le RER A. Enfin, le trafic pour les bus et les trams "devrait être assuré à hauteur de 50%", selon la régie. Comme les jours précédents, ces perturbations ont gonflé les bouchons en Ile-de-France, avec un pic à 475 km.

Moins de manifestants à Paris et dans le reste du pays. D'après le cabinet indépendant Occurrence, 27 000 personnes ont manifesté dans les rues de Paris, mardi. La police en a compté 31 000 et les syndicats, 180 000. A titre de comparaison, ils étaient entre 65 000 (police) et  250 000 (syndicats) personnes le jeudi 5 décembre. A Bordeaux, Avignon, Marseille, Lyon et dans de nombreuses autres villes de France, les manifestants ont aussi battu le pavé. Au total, entre 339 000 personnes, selon la police, et 885 000 personnes, selon les syndicats, ont manifesté en France, contre de 806 000 à 1,5 million le 5 décembre. 

 La police rejoint le mouvement. Les syndicats de policiers ont appelé à un rassemblement mercredi, à 10h30, au siège du Conseil économique, social et environnemental, à Paris, avant les annonces d'Edouard Philippe. "Nous avons su démontrer notre capacité à sauver le pays, nous saurons démontrer notre capacité à défendre notre statut", affirment-ils dans un communiqué.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GREVE

23h40 : Le gouvernement va aider économiquement les commerçants touchés par les grèves, annonce ce soir à France Culture Jean-Virgile Crance, président du groupement national des chaînes hôtelières et membre de l'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), le syndicat majoritaire chez les hôteliers.

22h42 : Bonjour @TE. L'intersyndicale a annoncé, hier, une nouvelle journée de grève et de mobilisation nationale mardi 17 décembre. Avant d'autres ?

22h42 : La grève durera-t-elle jusqu'à la semaine prochaine ?

20h00 : Voici le point sur l'actualité à 20 heures :

Fin des régimes spéciaux, système universel à points indexés sur les salaires, âge d'équilibre à 64 ans, basculement à partir de la génération née en 1975 : le Premier ministre a détaillé le projet de réforme des retraites du gouvernement.

• La pression syndicale s'accentue après les annonces d'Edouard Philippe : la CFDT et la CFTC appellent aussi à la mobilisation le 17 décembre.


• Côté transports, la situation ne risque pas de s'améliorer dans les prochains jours. Seul un train SNCF sur quatre roulera en moyenne demain, et dix lignes de métro resteront à l'arrêt à Paris.

• Plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre l'élection présidentielle dans le centre d'Alger, à moins de 24 heures d'un scrutin massivement rejeté par la rue.

19h46 : "La CFDT appelle l'ensemble des travailleurs à se mobiliser le 17 décembre pour que le gouvernement renonce à toute mesure d'âge et rouvre les discussions pour un système de retraite universel qui soit réellement juste", précise la CFDT dans un communiqué.

19h44 : #RETRAITES La pression syndicale s'accentue après les annonces d'Edouard Philippe : la CFDT et la CFTC appellent aussi à la mobilisation le 17 décembre

18h59 : Les annonces d'Edouard Philippe n'ont pas convaincu. Le trafic restera très perturbé dans les transports en commun, jeudi 12 décembre, à l'occasion de la huitième journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Franceinfo fait le point sur les perturbations de ce jeudi.

18h06 : Voici le point sur l'actualité à 18 heures :

Fin des régimes spéciaux, système universel à points indexés sur les salaires, âge d'équilibre à 64 ans, basculement à partir de la génération née en 1975 : le Premier ministre a détaillé le projet de réforme des retraites du gouvernement. Une annonce qui a fait immédiatement basculer la CFDT parmi ses opposants, après déjà sept jours d'une grève appelée à se renforcer.

• Côté transports, la situation ne risque pas de s'améliorer dans les prochains jours. Seul un train SNCF sur quatre roulera en moyenne demain, et dix lignes de métro resteront à l'arrêt à Paris.

"Vous étiez un peu de notre humanité" : un an après, Christophe Castaner a rendu hommage à Strasbourg aux victimes de l'attentat du marché de Noël, qui avait coûté la vie à cinq hommes et bouleversé toute une ville.

• Plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre l'élection présidentielle dans le centre d'Alger, à moins de 24 heures d'un scrutin massivement rejeté par la rue.

17h30 : Comment le corps enseignant réagit-il aux annonces d'Edouard Philippe ? Camille Da Silva, de France 3, s'est rendue à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), où avait lieu le congrès du syndicat enseignant FSU.

16h59 : Dix lignes de métro resteront fermées pour la huitième journée de grève dans les transports parisiens, annonce la RATP. Un RER A sur 2 et un RER B sur trois circuleront en heure de pointe.

16h54 : Alors que la CFDT se réunit actuellement pour se mettre d'accord sur une ligne commune après les annonces du gouvernement, Jean-Paul Delevoye, chargé du dossier, estime que l'exécutif peut encore rassurer l'organisation réformiste.

16h53 : Les services du Premier ministre précisent par ailleurs que les conducteurs de trains de la SNCF et de la RATP seront concernés par la réforme des retraites à partir de la génération née en 1985.

16h48 : Dans le détail, seul un TGV sur quatre roulera demain en moyenne. Idem pour les Transilien et les Intercités. Pour les TER, quatre circulations sur dix seront en moyenne assurées, essentiellement par bus.

16h42 : Un train sur quatre roulera en moyenne demain en raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites, annonce la SNCF.

16h25 : Une nouvelle organisation syndicale va-t-elle se joindre au mouvement de grève contre la réforme des retraites ? Contacté par Le Monde, la CFE-CGC l'assure.

16h20 : "Plusieurs témoins essentiels ont indiqué qu'ils ne pourraient pas faire le déplacement à cause des grèves qui perturbent les transports. Pour la bonne administration de la justice, le président de la cour d'assises [de l'Essonne] a décidé d'un renvoi", a expliqué le tribunal d'Evry.

16h18 : Conséquence inattendue du mouvement de grève contre la réforme des retraites : le procès en appel de deux ex-skinheads impliqués dans la mort du militant antifasciste Clément Méric lors d'une rixe en 2013 a été renvoyé à une date ultérieure, a-t-on appris aujourd'hui.

15h44 : Par expérience, je peux vous annoncer que la publication de ces réactions va déclencher une avalanche de messages opposés au gouvernement 😅 Merci en tout cas de nous suivre, et gardez à l'esprit que nous ne publierons aucun message insultant ou agressif. Nous recevons en moyenne une quinzaine de commentaires par minute, et il est matériellement impossible de tout publier.

15h42 : Incroyable...prendre les concytoyens en otage en bloquant les trains, rer, métros, etc😠 et les pauvres gens qui ne souhaitent qu'une chose : rejoindre leur travail

15h41 : Quelle surprise : aucun syndicat soutient les propositions du gouvernement ! n'est-ce pas une règle universelle (comme la réforme des retraites) de définition des syndicats ?

15h41 : Après les réactions des partenaires sociaux en très grande majorité hostiles au projet de réforme des retraites, nous recevons de très nombreux messages favorables à l'exécutif et hostiles aux syndicats.

15h25 : Sur Twitter, Cédric Gentil, conducteur de RER, donne le pouls des conversations avec ses collègues à l'issue des annonces gouvernementales sur la réforme des retraites.

15h17 : Edouard Philippe se trouve actuellement au Sénat, où il effectue le service après-vente de sa réforme des retraites. Devant les parlementaires, il assure que sa "porte est ouverte et sa main tendue" aux partenaires sociaux.

14h45 : "Cette réforme permet à la France d'envisager l'avenir sur le long terme. (...) S'agissant de l'Education nationale, on a deux éléments intéressants : la garantie que les pensions ne baisseront pas, ce qui était une crainte que certains exprimaient, et l'augmentation des traitements."

14h41 : "Le Premier ministre a donné un discours fondateur et profondément républicain. Le fait que notre régime de retraite, pour les décennies à venir, soit refondé par une base inspirée par l'égalité est ce que tout le monde doit avoir à l'esprit."

Le ministre de l'Education nationale réagit aux annonces d'Edouard Philippe.

14h36 : L'Unsa, premier syndicat à la RATP, appelle à "élargir" le mouvement de grève et à "l'installer dans la durée".

14h22 : Si vous nous rejoignez à l'instant, voici quelques points à retenir des annonces d'Edouard Philippe :

• Les Français nés avant 1975 "ne seront pas concernés" par la réforme des retraites, et la génération 2004, celle "qui aura 18 ans en 2022", sera "la première à intégrer [entièrement] le système universel" voulu par le gouvernement.

• Pour les régimes de fonctionnaires qui fondent leur calcul de retraite sur les 6 derniers mois de carrière, "nous sommes prêts à mettre en place des dispositifs très protecteurs qui permettront de garantir que nul n'est lésé", a-t-il ajouté.

• Par ailleurs "l'âge légal restera à 62 ans" pour le départ en retraite mais le futur système créera un "âge d'équilibre" à 64 ans en 2027.

• Les personnes qui ont commencé à travailler tôt, "avant 20 ans", pourront "continuer de partir deux ans avant les autres", tout comme ceux "qui exercent des métiers usants", a promis le Premier ministre.

14h13 : De son côté, Force ouvrière insiste sur la "nécessité de renforcer la mobilisation" après les annonces gouvernementales.

14h12 : "Le mécontentement et la détermination restent entiers" après les annonces d'Edouard Philippe, réagit la FSU, premier syndicat chez les enseignants.

14h14 : Voici le point sur l'actualité :

"Le temps est venu de construire un système universel de retraites", a lancé Edouard Philippe en présentant le projet controversé de réforme des retraites, qui ne concernera pas les Français "nés avant 1975".

• Le secrétaire général de la CGT-Cheminots (1er syndicat de la SNCF), Laurent Brun, appelle à "renforcer la grève" après les annonces du Premier ministre sur la réforme des retraites, qui a confirmé "le régime injuste par points".

• Le procès en appel des édiles de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Patrick et Isabelle Balkany, lourdement condamnés en première instance pour fraude fiscale, a débuté ce matin à Paris.

La militante écologiste suédoise Greta Thunberg a été désignée personnalité de l'année par le magazine américain Time.

14h14 : Bonjour à tous les deux. Nous avons passé dans ce direct plusieurs réactions de personnes favorables à la réforme proposée par le gouvernement lors de la déclaration d'Edouard Philippe. Maintenant que cette intervention est terminée, nous cherchons d'abord à faire état des réactions des partenaires sociaux, acteurs incontournables de la crise en cours. Et de ce point de vue, elles sont quasi-unanimes : à part le Medef, les syndicats qui ont pris la parole jusqu'à présent sont tous hostiles à la réforme, CFDT et Unsa compris.

13h56 : 30 mn après l'allocution d'E. Philippe, une seule personne favorable au projet retraite interviewée, mais maintes interviews d'opposants. C'est moche comme journalisme.

13h55 : Selon franceinfo, il n’y aurait que des gens mécontents des déclarations du premier ministre?

13h50 : Du côté de la majorité, certains semblent inquiets de la tournure prise par les événements, indique notre confrère de France Inter Yaël Goosz sur Twitter.

13h45 : La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, appelle à "renforcer la grève" après les annonces d'Edouard Philippe.

13h45 : "Pour les enseignants, soyons sérieux ! Le Premier ministre admet que les enseignants ont de toutes petites pensions, il leur promet d'intégrer les primes [au calcul des pensions] : et pour ceux qui n'en ont pas ? Il reconnaît que leurs salaires sont bas, mais ne s'engage sur rien."

Interrogé sur LCI, Philippe Martinez a vertement critiqué les garanties données par Edouard Philippe aux enseignants.

13h32 : "Le gouvernement s'est moqué du monde", réagit Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

13h34 : L'Unsa ferroviaire, deuxième syndicat de la SNCF, confirme que les annonces d'Edouard Philippe n'ont pas été "à la hauteur de [leur] revendications".

13h34 : "Cela nous paraît être le bon système pour rétablir l'équilibre", a de son côté réagi Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef.

13h35 : "Je suis assez déçu par ces mesures qui sont contraignantes, comme celle sur l'âge pivot", réagit également Laurent Escure, secrétaire général du syndicat Unsa.

13h21 : Cette déclaration de Laurent Berger est un tournant important pour l'exécutif. La CFDT était jusqu'à présent la seule organisation syndicale favorable à un système de retraites à points si celui-ci garantissait un équilibre social.

13h35 : Pour le secrétaire général du syndicat réformiste, interrogé après le discours du chef du gouvernement, "cette réforme a été lésée par un angle budgétaire accru".

13h36 : "La ligne rouge a été franchie et clairement franchie", tonne Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, à propos de l'âge d'équilibre.