Carburants : la pénurie est encore loin

Selon la CGT-Chimie, cinq raffineries de pétrole sont en marche dégradée ou arrêtée mardi 24 décembre. Il est difficile d'y voir clair pour savoir si le risque de pénurie de carburants est sérieux.

FRANCEINFO

Huit raffineries de pétrole existent en France. Celles de Grandpuits (Seine-et-Marne) et Lavéra (Bouches-du-Rhône) sont en train d'être arrêtées. Celle de Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime) est à l'arrêt depuis quelques jours à cause d'un incendie. Les raffineries de Feyzin (Rhône), Donges (Loire-Atlantique) et La Mède (Bouches-du-Rhône) tournent au ralenti à cause de la contestation contre la réforme des retraites. Enfin, celles de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et de Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) fonctionnent normalement.

Les automobilstes créent la pénurie

La paralysie totale est donc loin, mais la menace est psychologique. Au moindre risque, les consommateurs ont tendance à se ruer sur les pompes à essence, ce qui provoque une pénurie de carburants dans certaines stations. Le site web, penurie.mon-essence.fr, référence 360 stations en rupture partielle et 120 en rupture totale sur environ 4 500.

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Un homme se sert en carburant, le 6 décembre 2018, dans une station essence à Arnage (Sarthe).
Un homme se sert en carburant, le 6 décembre 2018, dans une station essence à Arnage (Sarthe). (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)