La grève à la SNCF reconduite lundi, premier jour du bac

De nombreuses perturbations sont à prévoir dans les transports en commun alors que le mouvement social des cheminots se poursuit pour son sixième jour consécutif.

Des passagers patientent le 14 juin 2014 à la gare Saint-Lazare à Paris.
Des passagers patientent le 14 juin 2014 à la gare Saint-Lazare à Paris. (MIGUEL MEDINA / AFP)

La grève SNCF est reconduite lundi, premier jour du bac. C'est ce qu'a annoncé dimanche 15 juin le syndicat CGT. Le mouvement social des cheminots contre la réforme ferroviaire, examinée à partir de mardi à l'Assemblée nationale, se poursuit donc pour le sixième jour consécutif.

Quelles sont les prévisions de circulation ?

Globalement, pour la journée de lundi, la SNCF prévoit en moyenne deux TGV sur trois sur l'axe Est, 1 sur 2 sur les axes Nord et Atlantique, 1 sur 3 sur l'axe Sud-Est et les relations Province-Province. Et pour les trains Ouigo, 7 TGV sur 9 circuleront.

Concernant les intercités, 4 trains sur 10 en moyenne rouleront, sur les TER un train sur deux, en Ile-de-France 4 sur 10.

Le trafic sera normal sur Thalys et Eurostar. Sur Lyria il est prévu un train sur deux. En direction de l'Italie et de l'Espagne, un sur trois.

La SNCF maintient sa recommandation aux voyageurs de reporter leurs déplacements dans la mesure du possible. Toutes les prévisions détaillées sont disponibles sur le site Infolignes. Un numéro vert spécial étudiants et candidats au bac a été mis en place. Il s'agit du 0805 200 440. Un dispositif spécial a été mis en place pour toute personne qui passe un examen lundi.

Quelles sont les positions des syndicats et du gouvernement ?

"La grève est reconduite sur l'ensemble du territoire à l'issue des votes des assemblées générales" et "la mobilisation reste forte", a assuré la Fédération cheminots de la CGT, qui mène le mouvement avec le syndicat SUD-Rail.

En face, le gouvernement affiche sa fermeté. "Il n'y aucune raison" de reporter la réforme ferroviaire, car il s'agit d'une "réforme de bon sens", a martelé dimanche Michel Sapin, ministre des Finances. "Cette grève n'a pas de sens", a ajouté ce proche du président François Hollande pour qui des "améliorations" pourraient être apportées au projet lors du débat parlementaire.

Les syndicats reprochent au texte de ne pas aller assez loin sur le projet de fusion entre la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) et de ne pas prévoir la reprise par l'Etat de la dette ferroviaire.