Grogne sociale : le président interpellé

Emmanuel Macron se tient à distance, ne s'exprime pas, ne se mêle pas du bras de fer engagé entre son gouvernement et les cheminots. Il ne fait pourtant aucun doute qu'il est à la barre. Lorsqu'il sort de l'Élysée pour un déplacement, il est interpellé sur ses réformes, sur sa politique et sur sa fermeté.

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France 2

Derrière les sourires et les photos, Emmanuel Macron est ce jeudi 5 avril rattrapé par les mouvements sociaux dans cet hôpital de Rouen (Seine-Maritime). Des mécontents, il y en a justement à quelques dizaines de mètres de lui. Le chef de l'État est ciblé par la CGT notamment, des personnels médicaux, mais également quelques étudiants et cheminots. Le chef de l'État veut éviter toute arrogance, mais sur le fond des réformes, il ne lâche rien.

Édouard Philippe tente de faire tampon

Mais les syndicats de cheminots en demandent plus : ils souhaitent désormais que le chef de l'État s'implique personnellement dans cette crise à la SNCF. Dès ce matin, en effet, le Premier ministre a rappelé que la disparition du statut de cheminot pour les futures recrues n'était pas négociable, même s'il ne ferme pas la porte à la négociation sur les autres sujets.

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Agnès Buzyn accompagne Emmanuel Macron et son épouse Brigitte durant une visite du CHU de Rouen, le 5 avril 2018.
Agnès Buzyn accompagne Emmanuel Macron et son épouse Brigitte durant une visite du CHU de Rouen, le 5 avril 2018. (CHRISTOPHE ENA / POOL)