Grève des fonctionnaires et des cheminots : le gouvernement face à une première journée de mobilisation

Les syndicats de fonctionnaires ont appelé à la mobilisation contre la réforme de la fonction publique. Ils sont rejoints par les cheminots, en colère contre la réforme de la SNCF annoncée par le gouvernement.

Des passagers à la gare de Rennes (Ille-et-Vilaine), le 21 mars 2018.
Des passagers à la gare de Rennes (Ille-et-Vilaine), le 21 mars 2018. (MAXPPP)
Ce qu'il faut savoir

>> Ce direct est désormais terminé. Vous pouvez suivre la suite de la mobilisation et les manifestations à Paris et dans toute la France dans ce contenu <<

C’est le premier gros test social du quinquennat pour Emmanuel Macron. Après l’annonce de nombreuses réformes, l’exécutif – confronté à une impopularité grandissante  doit faire face à des manifestations et des grèves dans les transports et la fonction publique, jeudi 22 mars. A la mi-journée, La direction de la compagnie annonce un taux de gréviste de 35,4% au niveau national. 

Un prélude à une inédite "grève en pointillés". Mobilisés contre la réforme ferroviaire, les syndicats de la SNCF ont appelé à la mobilisation deux jours sur cinq, à partir du mardi 3 avril. Le mouvement est pour l’instant prévu jusqu’à la fin juin.

 Les fonctionnaires également mobilisés. Au cortège des cheminots viennent s’ajouter le mouvement des syndicats de fonctionnaires (hôpitaux, enseignants, contrôleurs aériens...), qui défileront séparément contre la réforme de la fonction publique. Plus de 140 manifestations sont annoncées en France.

 Le trafic très perturbé à la SNCF. Selon les premières indications dévoilées jeudi par la compagnie, seuls 40% des TGV rouleront, 25% des Intercités, la moitié des TER et 30% des trains en Ile-de-France. Les métros, bus et tram devraient en revanche circuler quasi normalement en région parisienne.

 Le gouvernement est déterminé à "tenir", selon la formule employée par le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. L'Elysée affiche "sérénité et confiance", d’après le porte-parole Bruno Roger-Petit, "parce que la politique de transformation du pays menée dans tous les secteurs correspond au vœu profond des Français et qu'ils ont confié ce mandat à Emmanuel Macron".

 La gauche fait fi des divisions. Une douzaine de partis, d'EELV au NPA en passant par le PCF, Generation.s ou La France insoumise, ont appelé à manifester jeudi. Jean-Luc Mélenchon devrait notamment participer au cortège, selon son entourage. Le PS, tenu à l'écart de cette initiative, sera également mobilisé : son nouveau premier secrétaire, Olivier Faure, présent, a appelé ses troupes à la manifestation.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GREVE

11h55 : Et on poursuit notre petit tour de France des cortèges, en passant par Besançon, Périgueux et Cherbourg.

11h43 : A Nantes, la manifestation a commencé, rapporte France Bleu Loire Océan et France 3 Pays de la Loire.

11h32 : A Brest et à Rennes aussi on manifeste, rapporte France 3 Bretagne.

11h29 : La grève a aussi des conséquences dans les musées. Par exemple, le Musée d'Orsay, à Paris, n'assurera pas la nocturne habituelle du jeudi soir.

11h26 : Hugues L., guichetier à la gare de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) depuis près de vingt ans, défend la mission de "service public ferroviaire" de la SNCF. "J'ai une notion du service public très forte. Pour moi, c’est flagrant comment la situation s’est dégradée. Quand j’ai commencé, on avait un an de formation, maintenant on prend des CDD, ils nous suivent quinze jours sur le terrain pour se familiariser et puis basta. On est seulement dans une logique de rentabilité", confie-t-il à franceinfo.




(ELISE LAMBERT/FRANCEINFO)

11h09 : Florian Philippot, chef de file des Patriotes, affirme que ses sympathisants seront dans de nombreux cortèges aujourd'hui. L'objectif est de s'en prendre à l'Union européenne qui est, selon lui, "la cause du problème".

10h59 : A Lyon (Rhône), sur la place Bellecour, les manifestants sont présents.

10h46 : A Reims aussi (Marne), le cortège est en place.

10h40 : La manifestation doit commencer d'un instant à l'autre à Marseille, sous un grand ciel bleu.

10h24 : Quelque 44% des Français trouvent la grève d'aujourd'hui justifiée, selon un sondage Ifop. Les soutiens les plus importants sont des sympathisants de La France insoumise, du Parti socialiste et du Front national.

10h14 : Et si vous allez tout en bas de l'article, il y a aussi une partie sur les retards des trains. On y apprend que les TER de la région Paca sont quatre fois plus souvent en retard que ceux de Bretagne.

10h13 : Trois mille gares, 29 000 km de voies et des millions d'usagers. A quoi ressemble le trafic ferroviaire français ? Notre journaliste Nicolas Enault vous détaille tout avec plusieurs infographies.

10h03 : Impossible de rentrer dans le lycée Georges-Clemenceau de Montpellier (Hérault), montre un militant de La France insoumise.

09h48 : Le mouvement de Mai-68 est né il y a 50 ans jour pour jour à l'université de Nanterre (Hauts-de-Seine), rappelle France Bleu.

09h48 : Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, appelle à "recommencer" Mai-68.

09h41 : Un lycée de Caen (Calvados) est également bloqué, rapporte la secrétaire nationale du Parti de gauche.

09h34 : Un membre de La France insoumise rapporte que le lycée Montebello, à Lille (Nord), est bloqué.

09h27 : "L'opinion est en train d'évoluer. Le débat évolue. Peu à peu l'opinion va comprendre que son intérêt est la défense des services publics", estime sur LCP Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste.

09h26 : Aujourd'hui, il n'y aura pas que deux sons de cloche à propos du nombre de manifestants. Outre les chiffres des autorités et des organisateurs, il y aura celui d'un collectif de médias, dont France Télévisions. Fini le compteur manuel : c'est un capteur intelligent qui détectera depuis un balcon le passage de chaque manifestant. Explications en images dans ce sujet de France 2.

(FRANCE 2)

09h25 : A Paris, le lycée Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement, est bloqué par des élèves, rapporte un journaliste de France 2.

09h02 : Les socialistes vont défiler. Mais le Parti socialiste va rester en retrait et laisser les syndicats en première ligne. "On doit rester à notre place", a déclaré le député Olivier Faure, futur premier secrétaire du PS. Les syndicalistes ne veulent pas que les politiques volent la vedette aux syndicats. "C’est comme cela que Mélenchon a planté le mouvement sur les ordonnances", estime le nouveau patron du PS.



(STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)


08h57 : Pourquoi le PS ne défile-t-il pas ?

08h49 : "On ne doit pas être jaloux, on ne doit pas dire 'parce que tu as 2 centimes de plus, tu n'as droit à rien'", juge Jean-Luc Mélenchon.

08h46 : Sur BFMTV, Jean-Luc Mélenchon critique la "gauche selfie" et condamne la "feuille de route de la Commission européenne".

08h43 : "Les fonctionnaires défendent une certaine idée du service public qui fait l'originalité de notre pays", déclare le chef de file de la CGT.



(FRANCEINFO)

08h41 : Philippe Martinez, numéro un de la CGT, est l'invité de franceinfo. "On nous dit qu'il n'y a qu'une seule voie pour remettre les choses en ordre dans ce pays. Et ce que proposent les fonctionnaires, ce que proposent les cheminots, c'est d'autres solutions que celles du gouvernement", dit-il.