SNCF : "Cette grève est complètement décalée et je ne sais pas si elle est supportable pour les Français", réagit Guillaume Pepy

Les cheminots débutent lundi soir leur mouvement de "grève perlée" contre la réforme du gouvernement.

Voir la vidéo
France 2
Ce qu'il faut savoir

C'est parti pour un bras de fer de trois mois. Les cheminots entament lundi soir leur "bataille du rail" contre le projet de réforme de la SNCF. Au premier jour de la mobilisation, la compagnie a annoncé que 77% des conducteurs seront en grève mardi 3 avril. Seul 12% des TGV et 28% des trains Transilien circuleront. 

>> A-t-on le droit de ne pas aller travailler à cause de la grève à la SNCF ?

Grosses perturbations. Un TGV sur huit et un TER sur cinq seront en circulation mardi, et seulement 13% des trains Intercités. Pour les TER, la SNCF annonce un trafic de l'ordre de 30% pour mardi. Mais ce sont des autocars qui vont permettre le remplacement des trains supprimés.

 En Ile-de-France, certaines lignes seront totalement inactives. Mardi, la SNCF ne prévoit aucun train sur les lignes R et U et "sur certaines branches de la ligne P". En revanche, elle prévoit 40% du trafic habituel sur la ligne H.

Grève "perlée". Lundi à 19 heures, ce sera le début de la grève par épisodes de deux jours sur cinq, initiée par la CGT, l'Unsa et la CFDT, jusqu'au 28 juin. SUD-Rail appelle lui à une grève illimitée, reconductible par 24 heures, à partir de 20 heures lundi. Le calendrier des jours de grève est consultable ici

 Guillaume Pepy au "20 heures" de France 2. Prédisant une mobilisation de grande ampleur, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a prévenu que "des lignes seront fermées". "Cette grève sera très pénalisante pour nos clients", a-t-il déclaré. Il sera l'invité du journal de 20 heures sur France 2, dimanche 1er avril. 

 Prime polémique. Pour inciter des cadres à conduire des trains pendant la grève, la direction a proposé une prime de "conducteur occasionnel". Les syndicats ont dénoncé une "manœuvre de la direction". Cette dernière se défend et parle de "faux procès", cette prime ayant "pris effet au 1er janvier 2018".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #SNCF

22h27 : Retrouvez l'interview de Guillaume Pepy, qui était l'invité du journal de 20 heures de France 2. "Cette grève est complètement décalée et je ne sais pas si elle est supportable par les Français", a notamment déclaré le président de la SNCF.

(FRANCE 2)

20h42 : Les infirmières ont beaucoup de responsabilités mais les cheminots aussi. Quand vous prenez le train votre soucis premier est "est-ce je vais être à l'heure" pas "est-ce que je vais mourir". Les retards sont bien souvent dus à des raisons de sécurité, en raison d'un réseau vieillissant et mal entretenu par faute d'investissements de l'état, auxquels les cheminots palissent.

20h42 : Parce qu’on n'a pas de responsabilités quand on transporte 1 000 personnes d’un point à l’autre ? Arrêtez de jalouser les autres et expliquez-moi en quoi les cheminots sont responsables de la dette. Les vrais responsables sont les politiques qui n’assument pas leurs choix.

20h41 : Des commentateurs répondent à un autre internaute qui a écrit tout à l'heure : "Marre de ces régimes spéciaux. Il y en a d'autres comme les infirmières qui ont des métiers bien plus pénibles et avec en plus des responsabilités !"

20h17 : "Ma porte est toujours ouverte, on a toujours été capable d'avancer."

"L'objectif, il est bien de faire en sorte que la SNCF soit mieux armée pour répondre à la concurrence", poursuit Guillaume Pepy.



(FRANCE 2)

20h14 : "Cette grève est complètement décalée et je ne sais pas si elle est supportable par les Français", estime Guillaume Pepy sur le plateau du journal de 20 heures de France 2.

20h12 : Pour Guillaume Pepy, la prime proposée aux conducteurs non-grévistes ne doit pas faire polémique. "Cette prime, elle existe depuis le 1er janvier", fait-il valoir.

20h12 : Guillaume Pepy juge que la France doit pouvoir réussir à réformer la SNCF car d'autres pays européens ont réussi à réformer leur compagnie ferroviaire nationale.

20h12 : "Je crois au service public, je crois à la nécessité de réformer la SNCF", déclare Guillaume Pepy, sur France 2. "On doit améliorer la qualité de service et baisser les prix du train."

20h12 : Guillaume Pepy, président de la SNCF, est l'invité du journal de 20 heures de France 2.



(FRANCE 2)

19h40 : Non à la casse du service public : transports, santé, justice ! Cette mort programmée par ordonnances est insuportable.

19h40 : Je soutiens totalement cette grève ainsi que les cheminots et donc le service public.

19h40 : Marre de ces régimes spéciaux. Il y en a d'autres comme les infirmières qui ont des métiers bien plus pénibles et avec en plus des responsabilités !

19h40 : Je ne souhaite qu'une chose que le gouvernement tienne bon ou que les usagers fassent grève !

19h40 : Dans les commentaires, ceux qui soutiennent la grève et ceux qui la condamnent sont nombreux.

19h23 : François Ruffin, député de la France insoumise est l'invité de BFMTV. Pour lui, "la grève à la SNCF dépasse la SNCF, il y a d'autres enjeux".

19h09 : Et Guillaume Pépy sera tout à l'heure l'invité du journal de 20 heures de France 2. L'occasion de (re)lire notre portrait du président de la SNCF.




(GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

19h08 : Nous vous rappelons que le trafic ferroviaire sera quasi-normal demain. En revanche il sera "très perturbé" mardi. Par exemple, seuls 12% des TGV seront assurés. Les détails des prévisions dans notre article.

18h39 : Je soutiens tous ceux qui soutiennent une vision du service public, qui ne peut pas être celle que défend aujourd’hui le gouvernement. Je soutiens les grévistes et aussi les usagers, parce que ce mouvement n'a pas pour seule vocation de soutenir les cheminots, il a aussi pour vocation de soutenir une idée du service public.

18h39 : C'est super. Je soutiens complètement les Cheminots et les Cheminotes.

18h39 : Que l'on privatise totalement la SNCF, sans aucune participation de l'Etat, et que nos chers cheminots se débrouillent seuls pour le financement de leur retraite.

18h39 : J'espère bien que le gouvernement va tenir bon, il y va de sa crédibilité. Que des réformes enfin soient faites à la SNCF! Les français sont contre toute cette corporation qui impose sa loi depuis tant de décennies !!! Y'en a marre, plus que marre !

18h39 : Dans les commentaires, la grève à la SNCF divise.

18h20 : Vous avez manqué la conférence de presse de la SNCF ? La voici.

(FRANCEINFO)

17h46 : Les grévistes doivent se faire connaître 48 heures à l'avance. C'est pour cela que la SNCF donne des prévisions pour mardi. Elle communiquera les prévisions de mercredi demain à 17 heures.

17h43 : Pour avoir des prévisions exhaustives, voici le communiqué (PDF) de la SNCF.

17h38 : Comment connaître, de façon précise, le trafic de la ligne que vous devez prendre ? La SNCF conseille d'installer son application. "Avant de vous rendre en gare, consultez l’appli pour vérifier que votre train roule", insiste Mathias Vicherat.

17h27 : En Ile-de-France, certaines lignes seront totalement inactives. Mardi, la SNCF ne prévoit aucun train sur les lignes R et U et "sur certaines branches de la ligne P". En revanche, elle prévoit 40% du trafic habituel sur la ligne H.

17h25 : Pour les TER, la SNCF annonce un trafic de l'ordre de 30% pour mardi. Mais ce sont des autocars qui vont permettre le remplacement des trains supprimés.

17h56 : Seuls 13% des trains Intercités seront assurés mardi. Et 6% des TER circuleront.

17h16 : La compagnie ferroviaire annonce que 3 000 gilets rouges sont mobilisés mardi 3 avril et mercredi 4 avril pour venir en aide aux voyageurs.

17h12 : Pour les autres réseaux, la SNCF prévoit :

• 90% pour les Thalys

• 75% pour les Eurostar

18h08 : Seuls 12% des TGV seront assurés, mardi. Voici le détail :

• 12% sur l'Atlantique

• 27% sur l'Est

• 12% sur le Nord

• 11% sur le Sud-Est

17h07 : Selon la compagnie ferroviaire, 77% des conducteurs seront en grève mardi.

17h06 : Il y aura 48% de grévistes mardi, annonce Alain Krakovitch, le directeur de Transilien.

17h04 : Le trafic sera "quasi-normal" lundi soir, assure-t-il. Mais le trafic sera "très perturbé" mardi et mercredi.

17h04 : Les discussions et les négociations se poursuivent, assure Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la communication de la SNCF. "Le niveau de grévistes" sera important, prévient-il.

17h05 : La conférence de presse de la SNCF débute. Regardez-la en direct par ici.

16h49 : Selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, 46% de Français trouvent "justifié" le mouvement de grève à la SNCF. Le pourcentage des personnes interrogées qui soutiennent le mouvement des cheminots est plus élevé parmi les sympathisants de La France insoumise (72%), du Parti socialiste (59%) mais aussi du Front national (54%). Les précisions dans notre article.

16h43 : Les cheminots doivent débuter demain leur mouvement de "grève perlée" contre la réforme du gouvernement. A 17 heures, la SNCF va dévoiler le détail des perturbations et les prévisions de trafic. La conférence de presse sera à suivre sur franceinfo et dans ce direct.

16h10 : Comme nous vous le révélions aujourd'hui, la direction propose une prime de 150 euros à certains de ces cadres pour les inciter à conduire des trains. Alain Krakovitch, directeur général de SNCF Transilien, s'explique sur notre antenne : "C'est une prime qui vient rémunérer ce qu'on appelle des conducteurs occasionnels, c'est-à-dire des cadres qui ont été conducteurs mais qui ont maintenant des missions techniques ou des missions de management."

12h54 : En cause, selon Bernard Aubin, secrétaire général du syndicat de cheminots First (non-représentatif), la désorganisation du "mécanisme d’horloger". "Une grève désorganise cette organisation donc forcément si à la reprise les rames ou le personnel ne sont pas au bon endroit, il y aura des trains supprimés malgré la reprise du travail".

12h51 : "Il y aura des trains supprimés malgré la reprise du travail", annonce sur franceinfo le syndicat de cheminots First, à la veille du mouvement qui s'annonce très suivi.