Crise chez Air France-KLM : une entreprise ingouvernable mais qui résiste

Sur le plateau de France 2, le journaliste François Lenglet revient sur la zone de turbulences que traverse Air France après le rejet du projet d'accord salarial par les employés de l'entreprise et le départ annoncé du PDG, Jean-Marc Janaillac.

France 2

Air-France KLM traverse une nouvelle crise depuis le vendredi 4 mai. Les salariés de l'entreprise ont rejeté, lors d'un vote, un projet d'accord salarial après plusieurs journées de grève. Le PDG de la compagnie aérienne Jean-Marc Janaillac a donc annoncé sa démission. Car l'entreprise paraît ingouvernable. "Sur les cinq patrons de l'entreprise des 25 dernières années, trois ont quitté l'entreprise en démissionnant après une crise, explique le journaliste François Lenglet. Christian Blanc en 1997, Alexandre de Juniac en 2016, et Jean-Marc Janaillac vendredi soir."

Vers la faillite ?

Air France-KLM est "ingouvernable parce qu'elle est prise en étau entre deux machoires : d'un côté les concurrents extrêmement agressifs, les compagnies low cost, celles du Golfe largement subventionnées par leurs propres États. Et de l'autre côté, un modèle social avec une cogestion imposée par les syndicats de pilotes, qui freinent toute adaptation et aussi tout projet de développement de l'entreprise", poursuit le journaliste. Pour autant, selon François Lenglet, Air France-KLM ne disparaître pas malgré les craintes et sa fragilité économique. "Air France c'est la France et conserver un pavillon français c'est un élément de souveraineté national. En plus c'est évidemment l'État qui est l'actionnaire de référence, une faillite est donc impensable", souligne-t-il.

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Conférence de presse de Jean-Marc Janaillac, aux Invalides, le 4 mai 2018. Patron d\'Air France-KLM depuis moins de deux ans, il a démissionné vendredi, les salariés ayant rejeté la proposition salariale avancée pour tenter de sortir du conflit social.
Conférence de presse de Jean-Marc Janaillac, aux Invalides, le 4 mai 2018. Patron d'Air France-KLM depuis moins de deux ans, il a démissionné vendredi, les salariés ayant rejeté la proposition salariale avancée pour tenter de sortir du conflit social. (PHILIPPE DE POULPIQUET / MAXPPP)