Grève des taxis : la nomination d'un médiateur n'apaise pas la colère

Manuel Valls a reçu une délégation et a nominé un médiateur. Mais, porte Maillot, à Paris, les grévistes estiment que ça ne suffit pas.

FRANCE 2

En cette journée de grève, ce mardi 26 février, les chauffeurs de taxi se sont mobilisés en masse partout en France, et notamment à Paris du côté de la porte Maillot. En début d'après-midi, Manuel Valls a reçu une délégation, puis a nominé un médiateur. Une partie des syndicats s'estime entendue.

Mais porte Maillot, cette annonce a été accueillie avec moins d'enthousiasme. Les taxis ne croient pas en cette petite avancée. "C'est pour gagner du temps", assure l'un d'eux à France 2. "Il aura sûrement un parti pris qui ne sera pas celui des taxis", lance un autre.

Ils veulent des indemnisations

Les grévistes attendent des mesures concrètes pour stopper leur mouvement. Ils réclament des indemnisations face à la concurrence des VTC. "Des gens font le même boulot que nous sans rien payer ! Dans ces cas-là, on fait le système Uber pour tous les boulots", déclare un taxi. Plus de 2 000 grévistes se sont mobilisés dans la capitale. Et ils ne comptent pas s'arrêter.

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Des chauffeurs de taxis bloquent le périphérique de Marseille (Bouches-du-Rhône) pour manifester contre la concurrence des VTC, le 26 janvier 2016.
Des chauffeurs de taxis bloquent le périphérique de Marseille (Bouches-du-Rhône) pour manifester contre la concurrence des VTC, le 26 janvier 2016. (BORIS HORVAT / AFP)