Urgences : pourquoi la grève perdure

En France, la grève des urgences se prolonge. Après cinq mois de mobilisation, près d'un service sur deux serait touché. Explications sur les raisons de cette colère.

FRANCE 3

Le message s'affiche dès l'entrée aux urgences de l'hôpital de Mulhouse dans le Haut-Rhin. Ici le personnel est en colère et en détresse. Ici en un an, le nombre de médecins est passé de 24 à une dizaine. Beaucoup ont démissionné ou sont sur le départ. C'est le cas du Dr Sophie Gaugler, qui n'était là que depuis un an. "Aujourd'hui on met des patients en danger parce qu'on est plus assez nombreux pour les prendre en charge", explique la médecin urgentiste. Manque de moyens, emplois du temps surchargés, patients trop nombreux, les raisons de cette désertion sont nombreuses.

237 services sur 474 en France seraient en grève

Pour la direction de l'hôpital, l'urgence est aujourd'hui de trouver de l'aide d'où qu'elle vienne. Il a même fallu faire appel à des médecins à la retraite ou encore libéraux. Ce sont les seules possibilités pour continuer d'assurer les urgences. Si le cas de Mulhouse est extrême, beaucoup de services sont en souffrance. Beaucoup sont en grève selon le ministère de la Santé, plus selon le collectif qui appelle au mouvement : 237 services sur 474 en France. Un mouvement qui pourrait encore s'étendre. Lundi 2 septembre au soir, les grévistes, souvent paramédicaux, appellent les médecins à les rejoindre.

Un camion de pompiers devant le CHU de Nantes (Loire-Atlantique), le 16 mars 2017. 
Un camion de pompiers devant le CHU de Nantes (Loire-Atlantique), le 16 mars 2017.  (LOIC VENANCE / AFP)