Urgences : le plan d'action d'Agnès Buzyn ne convainc pas les personnels

Dans son plan d'action dévoilé lundi 9 septembre, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, prévoit des crédits supplémentaires pour mettre fin à la crise des urgences. Pour autant, il n'y aura pas de création de lits ou de recrutement de personnel, comme le réclament les grévistes.

FRANCE 3

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, n'est pas venue les mains vides à la rencontre des professionnels des urgences, à qui elle a présenté lundi 9 septembre son plan de refondation pour répondre à la crise. Sur la table : 754 millions d'euros qui seront puisés dans des crédits déjà existants et qui visent à désengorger les urgences, en s'appuyant sur la médecine de ville, sur la télémédecine et la redéfinition des missions de certains soignants. Il n'est en revanche pas question de créer des postes. "On ne va pas passer des années à augmenter la taille des services d'urgences pour que ce soit le seul recours des Français au système de santé. On doit aider les Français à entrer dans le système de santé de façon différenciée", a fait savoir la ministre.

"Absolument pas à la hauteur de la colère des personnels"

Un diagnostic et des remèdes insuffisants, selon certains personnels des urgences, qui saluent quelques avancées, mais pour qui le compte n'y est pas. "La seule chose positive aujourd'hui, c'est le ton de la ministre, qui n'est plus dans le déni et dans le mépris. Sur le reste, ça nous laisse très dubitatifs et ce n'est absolument pas à la hauteur de la colère des personnels", regrette Dr Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Les personnels des urgences en grève doivent décider mardi de la suite à donner à leur mouvement.

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La ministre de la Santé Agnès Buzyn, lors d\'une conférence de presse, au Sénat, à Paris, le 18 juillet 2019.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn, lors d'une conférence de presse, au Sénat, à Paris, le 18 juillet 2019. (DANIEL PIER / NURPHOTO / AFP)