Urgences : la colère est toujours vive

La grève des urgences se poursuit partout sur le territoire, et ce dans 211 services. Depuis le mois de mars, les professionnels demandent davantage de moyens et une revalorisation des salaires.

France 3

Agnès Buzyn chahutée à son arrivée aux urgences de La Rochelle (Charente-Maritime). C'était le 13 juillet, et depuis la situation semble ne pas s'apaiser. 211 services sont actuellement en grève en France, avec un slogan commun : "Ce n'est pas parce qu'on est en grève que les patients attendent. C'est parce que les patients attendent que nous faisons grève", déclarait Mélanie, aide-soignante, le 23 juillet dernier.

Une assemblée générale programmée en septembre

Depuis cet hiver, tous dénoncent un manque criant de place dans la plupart des services d'urgence. Le gouvernement a débloqué 70 millions d'euros pour verser, entre autres, une prime de risques mensuelle de 100 euros bruts aux agents hospitaliers. Pas assez selon les grévistes. Ils réclament la création de 10 000 postes et une prime de 300 euros mensuels. Ils appellent à une assemblée générale de l'ensemble des services hospitaliers français le 10 septembre prochain.

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Des manifestants réclament de meilleures conditions de travail dans les services des urgences, mardi 2 juillet 2019 à Paris.
Des manifestants réclament de meilleures conditions de travail dans les services des urgences, mardi 2 juillet 2019 à Paris. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)